14/02/2012 05:13:29
Libye. Regain de violences
C’est le branle bas de combat, de Tripoli à Benghazi, en passant par Syrte, aussi bien chez les prédateurs qui ne sécurisent que leurs raffineries, que du côté du gang des barbares du CNT.
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C’est le branle bas de combat, de Tripoli à Benghazi, en passant par Syrte, aussi bien chez les prédateurs qui ne sécurisent que leurs raffineries, que du côté du gang des barbares du CNT.

Après avoir trouvé un accord avec les renégats de Zentan, il a été enfin décidé que le procès de Seif Al-Islam aura lieu bel et bien en Libye et dans les semaines qui viennent. Mais, le dossier étant vide, les traîtres à leur nation s’arrachent les cheveux. Ils fouillent, mais ne trouve rien à reprocher au fils du guide libyen Mais, étant un danger pour leur pouvoir usurpé, ces gens sont capables de tout…

Après les déclarations de Saïdi Kadhafi depuis Niamey, au Niger, les Occidentaux ont demandé au CNT de faire très attention, de cesser de torturer les prisonniers et de s’occuper du peuple au lieu de leur confort. Mais, la Libye d’aujourd’hui, par la faute de quelques illuminés, est un agrégat de territoires indépendants où règne la terreur, le vol, le viol, le trafic de drogue ou d’alcool etc. Vous avez dit charia ?

Apeuré par le soulèvement annoncé, le CNT a fermé ses bureaux de Benghazi. A noter que, dans de nombreuses maisons, la plupart même, le portrait du frère guide Mouammaer Kadhafi refleuri. De nombreux drapeau vert sont gardés au chaud. Normal, chaque peuple a besoin d’un symbole.

Or, avec les malfrats que l’Occident veut imposer en Libye, qui peut vraiment vouloir s’identifier à eux, à des félons ? Faire appel à l’étranger et tuer ses propres frères, sont le déshonneur suprême chez un homme qui se respecte.

Sur le terrain, puisque l’armée de résistance de la Libye commence à devenir très puissante et surtout insaisissable, les représailles des renégats sont virulentes. Ils s’en prenent aux femmes, les accusant de ne pas dénoncer leurs hommes.

17 morts dans des violences entre tribus dans le sud du pays

Des combats armés entre tribus dans le sud-est désertique de la Libye ont fait 17 morts et 20 blessés ces dernières 48 heures, ont indiqué lundi des sources tribales.

Les affrontements entre la tribu des Zwai et celle des Tobous ont éclaté dimanche dans la ville de Koufra et cinq personnes y ont péri, selon des sources au sein des deux tribus.

Lundi, le bilan s'est alourdi à 17 morts, dont huit côté Tobou, selon les même sources.

Mohammed al-Harizi, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, a confirmé les accrochages et le bilan de cinq morts de dimanche, précisant que 20 autres personnes avaient été blessées. En début de soirée, il n'était pas en mesure de confirmer le nouveau bilan.

C'était un problème entre deux tribus et des efforts sont entrepris pour trouver une solution pacifique, avait-t-il affirmé dans la matinée, indiquant que les violences avaient éclaté après qu'un groupe armé a attaqué des habitants de Koufra. Les thowars (ex-rebelles) ont réagi et repoussé ce groupe hors de la ville.

Les protagonistes avaient au départ utilisé des armes légères mais les affrontements ont dégénéré avec des tirs de roquettes RPG et de DCA, selon des sources tribales.

Selon un membre des Tobou, la tribu rivale est soutenue par le CNT. Il y a un projet pour exterminer les Tobou. Notre situation est pire que du temps de Kadhafi, a-t-il dit.

Sévérine Toche / lavoixdelalibye

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