21/02/2012 03:45:02
Armes et gloire en Syrie: Al Qaïda,une recette américaine pour un désastre
L’espion en chef américain a dit au congrès que le président Bashar Al-Assad se bat contre l’Al Qaïda d’Irak. James Clapper est le premier officiel de haut rang américain à reconnaître que les Etats-Unis supporteraient indirectement les insurgés...
RT via mondialisation.ca
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L’espion en chef américain a dit au congrès que le président Bashar Al-Assad se bat contre l’Al Qaïda d’Irak. James Clapper est le premier officiel de haut rang américain à reconnaître que les Etats-Unis supporteraient indirectement les insurgés.

Depuis le mois de Décembre, il y a eu des attentats à la bombe à Damas et Alep qui sont  “la marque de fabrique d’Al Qaïda”, a dit le directeur du renseignement national James Clapper au comité sénatorial des services armées Jeudi.

Il a ajouté que les groupes d’opposition syriens combattant contre le régime du président Al-Assad auraient été infiltrés par Al Qaïda, “sûrement sans être au courant” a t’il dit.

Clapper a dit que le manque d’unité dans l’opposition peut laisser un vide dans lequel s’engouffre les extrémistes et dont ils pourraient profiter si le gouvernement syrien tombe, un développement potentiel qu’il a qualifié “d’inquiétant”.

Ses commentiares ont confirmé des rapports préalables faisant état d’une suspicion par les officiels américains que la main d’Al Qaïda était derrière les attentats de la semaine dernière qui ont faits plusieurs douzaines de morts.

Le leader d’Al Qaïda a soutenu la révolte syrienne. Dans une vidéo de huit minutes postée Dimanche sur un site internet djihadiste, Ayman Al-Zawahiri a appelé les musulmans de Turquie, d’Irak, du Liban et de Jordanie d’aider les rebelles syriens.

Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis et ses alliés continuent de favoriser un camp. Ce Jeudi, l’assemblée générale des Nations-Unies a appelé le président Al-Assad à démissionner.

La résolution anti-gouvernement syrien n’adresse qu’un seul aspect et côté du conflit et ne condamne pas l’opposition pour sa part de responsabilité dans les violences, alors qu’elle condamne le gouvernement. Washington et les médias continuent de dire que le gouvernement syrien réprime des manifestants pacifiques.

La ministre des affaires étrangères Hillary Clinton a récemment appellé les “amis d’une Syrie démocratique” de s’unifier contre le régime, et d”œuvrer le 24 Février pour mettre plus de pression sur le régime Al-Assad et amener les groupes d’opposition dans le pays en en dehors à se regrouper.

Alors que la Maison Blanche appelle principalement pour un soutien politique et humanitiare, quelques politiciens américains proposent d’armer directement l’opposition.

Le sénateur américain John McCain a ouvertement appeller à fournir des armes aux insurgés syriens, pressant la Maison blanche d’agir.

“Nous devrions commencer à considérer toutes les options, incluant celle d’armer l’opposition, le sang doit arrêter de couler”, a t’il dit à la suite du retrait de la mission diplomatique syrienne de Washington.

D’après les informations disponibles, le chef du renseignement américain était bien plus prudent à propos des actions possibles dans la région.

Il s’attendait à ce qu’Al Qaïda s’infiltre parmi les rebelles et la présence d’armes chimiques “affecterait toute discussion à propos de prêter une quelconque assistance” en soutien de l’opposition.

“Armer l’opposition en Syrie, cela s’est tout le temps passé. Améliorer l’armement des rebelles mènera à décupler le nombre de morts en Syrie. Ce que ces gens doivent comprendre, c’est qu’il y a une très grande proportion du peuple syrien, les Syriens en fait, qui ne veulent pas de l’effondrement du gouvernement central”, a dit à RT Ammar Waqqaf, un membre du Club Social Syrien, un groupe pro-gouvernement qui supporte les réformes. Dans le même temps, l’opposition syrienne n’a pas perdu de chances ni de temps pour demander une assistance internationale, insistant sur l’urgence d’un soutien militaire.

On peut suspecter que les Etats-Unis fournissent déjà des armes à l’opposition par ses alliés arabes et avec Al Qaïda maintenant présent dans la région, ceci pourrait vouloir dire un soutien indirect en armement de cet ennemi de longue haleine combattu dans la guerre contre le terrorisme.

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