23/02/2012 00:47:44
Cameroun. Charles Metouck la Direction de la police judiciaire
Le directeur général de la Société nationale de raffinerie (Sonara) aurait déféré à une convocation à la Direction de la police judiciaire à Yaoundé où il aurait été entendu pendant de longues heures. Il parait que c’est le début d’une longue série. L’opération épervier est-elle relancée ?
Le Messager
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Le directeur général de la Société nationale de raffinerie (Sonara) aurait déféré à une convocation à la Direction de la police judiciaire à Yaoundé où il aurait été entendu pendant de longues heures. Il parait que c’est le début d’une longue série. L’opération épervier est-elle relancée ?

Hier en fin d’après midi, au moment où nous mettions sous presse,  le directeur général de la Sonora était toujours dans les locaux de la Direction nationale de la Police judiciaire (Dpj). Même contacté par Le Messager, le directeur de la police judiciaire indiquait le contraire. En tout cas selon des sources policières, il y serait arrivé en matinée, aux environs de 10h. Du coup, la nouvelle de la présence de  Charles Metouck dans les locaux de la Dpj, qui a déjà accueilli de nombreuses hautes personnalités, dont des anciens ministres de la République qui sont aujourd’hui en prison, a fait le tour du sérail politique.  Et comme il fallait s’y attendre, la Direction de la police judiciaire a ainsi fait l’objet d’une attraction particulière hier pendant toute la journée. L’ambiance était assez bruyante. Les journalistes et autres curieux qui ont sont venus aux nouvelles, pour notamment savoir  les motifs de la présence annoncée du Dg de la Sonora à La Dpj, ont été tenu à distance, loin du bâtiment de la Direction de la police judiciaire au quartier Elig Essono.

Difficile en tout cas, en l’état actuel de nos recoupements, de savoir le motif de la convocation réel ou supposée du Directeur général de la Sonora à la Dpj. Les sources policières contactées étant naturellement restées avares en informations. Mais il se susurrait un peu partout à Yaoundé que Charles Metouck aurait été convoqué pour une affaire concernant la gestion de la société qu’il dirige. Difficile aussi de savoir si le Dg de la Sonora est personnellement mis en cause, ou s’il aurait été effectivement entendu (comme le certifie une source policière crédible) comme témoin ou autres. Mais ce que des sources bien introduites affirment est que dans les prochaines jours, peut être heures, des cadres de haut niveau de la Sonora devraient passer à la Direction de la police judiciaire à Yaoundé et que certains, au regard des termes du dossier qui serait en possession des éléments de la sous direction des enquêtes économiques, devraient être mis en garde vue, avant d’être présenté au procureur de la République. Et à coup sûr, il pourrait alors peut être ainsi naître une « affaire Sonora ».  En tout cas hier, après 17h, alors que nous mettions sous presse, l’hypothèse pour Charles Metouck de passer la nuit à la Dpj était fortement évoquée par des sources policières, sans qu’on sache bien pour l’instant ce qui lui était reproché.

La présence du Dg de la Sonara à la direction de la police judiciaire hier, comme nous l’indiquait des sources crédibles, marquerait, une nouvelle étape dans la fameuse Opération Epervier, qui lutte contre la corruption et les détournements des fonds publics au Cameroun. On annonce ainsi une longue série d’interpellations de certaines personnalités dans les prochains jours. On se souvient que le président de la République, Paul Biya, qui se trouve depuis plus de trois semaines en court séjour privé en Europe précisément à Genève en Suisse  a reçu en audience Mme Eilen Chamberlain Donahoe, représentante des Etats-Unis auprès du Conseil de les Nations Unies pour les Droits de l’homme. 

On imagine que la diplomate américaine qui a séjourné au Cameroun il y a quelques temps, a certainement évoqué entre autres de la situation des droits de l’homme au Cameroun (cas de l’affaire du bébé volé), mais aussi de la lutte contre la corruption et les détournements des fonds au Cameroun qui fléaux qui fragilisent énormément le Cameroun. Peut-on alors croire que c’est de Genève en Suisse où il se trouve, que Paul Biya a subitement enfin pensé, après avoir reçu Eilen Chamberlain Donahoe, à donner son aval pour le lancement de la suite de l’Opération Epervier ? En tout cas seul l’avenir nous le dira.

Jean François CHANNON             

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