23/02/2012 01:40:12
UA. Nkodo Ndang plaide pour Jean Ping
Le député à l’Assemblée nationale du Cameroun et au Parlement africain fait un lobbying en faveur du gabonais Jean Ping.
Le Messager
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Le député à l’Assemblée nationale du Cameroun et au Parlement africain fait un lobbying en faveur du gabonais Jean Ping.

La salle de spectacle de la Fondation Muna a abrité hier,  lundi 20 février, une conférence débat animée par l’honorable Roger Nkodo Ndang, député à l’Assemblée nationale du Cameroun et au parlement africain. Cet élu du peuple n’est pas passé par 4 chemins pour dévoiler l’objet de cet échange entre les hommes de média et lui. Après avoir pris part aux travaux de l’Union africaine (Ua) tenue récemment à Addis Abeba en Ethiopie, travaux ayant débouché sur le report des élections du président de la commission de cette organisation panafricaine, l’honorable Nkodo Ndang pense que Jean Ping est le candidat du consensus.  Ceci au moins pour deux raisons.

Chaque Région (il y en a 5 au total) ayant droit à deux mandats comme c’est très souvent le cas dans les us de cette organisation, ce dernier comprend mal que Jean Ping soit botté en touche après seulement 4 ans passés à la tête de la structure. De même, le député soutien que les grandes nations, en principe, ne devraient pas postuler à la présidence de la commission de l’Union africaine. L’Afrique du Sud qui est le pays le plus développé d’Afrique suivi du Nigéria, ne devrait donc pas, selon lui, envoyer de candidat à ce poste. « Jean Ping est mon ami. Je ne dois pas le cacher. Il est le candidat du consensus car il maitrise bien les dossiers. Mais Nous avons été surpris que malgré qu’il ait gagné les élections par deux fois, que celles-ci n’aient pas été pris en compte, alors qu’il a eu 36 voix contre 32. On dirait que c’est devenu une élection papale où il faut 100% de voix », regrette l’honorable Nkodo Ndang. Il pense que le gabonais maitriser suffisamment les dossiers, mieux que sa concurrente. Selon lui, il a conduit avec succès le processus ayant débouché sur le referendum au Soudan, a condamné les coups d’Etat en Afrique et tous les conflits post électoraux.

Reproches

Malgré cette prise de position tranchée. Jean Ping le président de la commission de l’Union Africaine est accablé par plusieurs dossiers. D’aucuns lui reprochent le fait d’avoir accepté de faire construire le siège de l’organisation par des chinois. Un don qui selon plusieurs observateurs, pourrait fragiliser l’Ua, lorsqu’on sait que la Chine est membre permanent du conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (Onu). De même, Jean Ping a été fortement contesté dans ses prises de position et parfois son silence suspect face aux crises ayant secoué certains pays africains.

La Lybie avec l’effondrement de Mohamar Kadhafi, l’Egypte et la Tunisie avec les chutes d’Osni Moubarak et Ben Ali et plus proche de nous, la crise post électorale en Côte d’Ivoire avec la fin que tout le monde connait. « Pour ce qui est du siège de l’Ua, on ne refuse pas un don. En ce qui concerne les crises et leurs conséquences, vous devez savoir que le président de la commission n’est pas le président des présidents. Il doit se contenter de condamner la situation et laisser le pays concerné gérer le reste », tente t-il de défendre.  Certains stratèges estiment que l’Afrique du Sud aurait décidé de prendre les devants de la scène pour faire valoir ses points de vue désormais, relativement aux multiples soubresauts que connait le continent, tout en se positionnant pour s’accaparer de la seule place qui pourrait être attribuée à l’Afrique au conseil de sécurité des Nations Unies. D’autres par contre pensent que l’Afrique du Sud veut par là régler ses comptes avec Jean Ping et Tabo Mbeki. Ce dernier, on le sait, a mené des négociations dans la crise ivoirienne et dans le processus ayant débouché sur le referendum au Soudan.

Seulement, l’union Africaine a encore fort à faire pour assoir son autonomie. Le président Mouammar Kadhafi qui était le principal financier de l’organisation a été tué. Pourtant, il donnait à lui seul, les contributions de 17 pays membres de l’Ua, soit 20% des cotisations totales. Suivi de l’Algérie et de l’Egypte. Maintenant que les leaders de ces trois pays sont aujourd’hui mort ou hors jeu, on se demande bien d’où viendront les fonds pour faire vivre l’Ua. L’Afrique du Sud veut-elle conditionner son appui supplémentaire par la prise en main totale de l’organisation ?

Joseph Flavien KANKEU

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