02/03/2012 02:03:13
Cameroun. Université de Buea: Les enseignants paralysent le campus de Molyko
Ils réclament l’application des textes régissant l’enseignement supérieur (anglophone) notamment l’accès aux postes de responsabilité.
Le Messager
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Ils réclament l’application des textes régissant l’enseignement supérieur (anglophone) notamment l’accès aux postes de responsabilité.

Programmés pour débuter hier jeudi 1er mars 2012, les examens sanctionnant le premier semestre de l’année académique en cours ont été perturbés à l’Université de Buea (Ub). Car, comme un seul homme, les enseignants de ce temple du savoir ont pacifiquement assiégé le campus de Molyko pour manifester publiquement leur mécontentement longtemps étouffé par des promesses non tenues.

D’après Michaël Yanou, président du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) de Buea, c’est la non application des textes en vigueur qui sont à l’origine de cette grogne qui s’est transformée en grève générale des enseignants révoltés et des étudiants solidaires de leurs tuteurs intellectuels. «Nous demandons l’application immédiate et inconditionnelle des articles qui stipulent que les doyens des facultés et autres responsables doivent être élus par les enseignants et non plus nommés comme c’est le cas actuellement. C’est la raison principale de notre grève sous réserve d’autres griefs», dit un enseignant gréviste qui évoque l’article 54 qui régit l’organisation de l’enseignement supérieur de type anglo saxon. «Dans le système anglophone, c’est la collégialité qui désigne le vice-chancelor et les doyens. Nous regrettons et dénonçons le fait que nous avons été inféodés dans le système francophone où ils sont nommés. C’est un abus que nous tenons à dénoncer. Tant que nos revendications ne vont pas aboutir, nous allons maintenir le mot d’ordre de grève».

Dans la foulée et en attendant le retour au calme, Pr Vincent P.K. Titanji, le vice-chancelor  a décidé de reporter les examens pour le lundi 5 mars 2012, et de se référer à sa tutelle. Ce n’est pas la première fois que cette Université est secouée par des grèves organisées aussi bien par des étudiants (boycott de certains défilés, non payement de la prime d’excellence…) que des enseignants (non paiement des primes de recherche et heures supplémentaires). On a encore en mémoire celle de janvier 2009 occasionnée par le refus de l’autorité universitaire de revoir à la hausse les frais de prime par mémoire dirigé aux enseignants, et  leur intégration à la fonction publique jusqu’à l’âge de 45 ans. Au moment où nous allions sous presse, une réunion de crise était annoncée entre les autorités universitaires et les enseignants grévistes.

Etame Kouoh

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