03/08/2009 12:08:56
Niger: ultime appel de l'opposition pour "faire échec au référendum" mardi
NIAMEY — Les opposants nigériens ont lancé dimanche un ultime "appel à la mobilisation pour faire échec" au référendum convoqué mardi 4 août par le président Mamadou Tandja pour rester au pouvoir à l'expiration de son second mandat.
AFP
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Manifestation à Niamey, le 5 juillet 2009 contre le projet de référendum du président Tandja

 

"La Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR) appelle tous les démocrates sincères et tous les patriotes, pour qu'ils se mobilisent massivement en vue de faire échec au référendum illégal du 4 août 2009", a déclaré lors d'une conférence de presse, le chef de file de l'opposition, Mahamadou Issoufou.

"Notre devoir de citoyen est de défendre l'actuelle Constitution", a affirmé M. Issoufou qui s'exprimait au nom de la CFDR, coalition comprenant trois partis d'opposition et les sept centrales syndicales du pays.

M. Issoufou a notamment exhorté les Nigériens à appliquer "l'article 13 de la Constitution qui stipule que +nul n'est tenue d'exécuter un ordre manifestement illégal (...)".

Il a dénoncé "l'état d'urgence instauré de fait" dans le pays par le président Tandja, marqué selon lui par des "interpellations quasi-quotidiennes" des partisans de l'opposition.

M. Tandja a dissous le Parlement le 26 mai, puis fin juin la Cour constitutionnelle qui avait déclaré le référendum illégal, et gouverne depuis seul par décrets et ordonnances grâce aux "pouvoirs exceptionnels" qu'il s'est arrogés.

Dans une intervention musclée samedi, le ministre de l'Intérieur, Albadé Abouba, a adressé "une dernière mise en garde à tous ceux qui poserait des actes de violences avant pendant ou après le scrutin" pour "compromettre sa tenue ou ses résultats".

"Des instructions fermes ont été données à tous les niveaux pour prévenir et réprimer sévèrement tout acte qui viendrait à perturber les opérations de vote", a prévenu le ministre sur les médias d'Etat.

Les électeurs nigériens sont appelés aux urnes ce 4 août pour se prononcer sur l'adoption d'une nouvelle Constitution devant permettre à M. Tandja - à qui l'actuelle Constitution impose de quitter le pouvoir à l'expiration de son second quinquennat le 22 décembre - de rester en fonction jusqu'en 2012 puis se représenter autant de fois qu'il le souhaite.

Dimanche, le Premier ministre Seïni Oumarou, a annoncé que les forces de l'ordre seraient appelées à voter lundi, à la veille du scrutin.

"Les forces de l'ordre voteront demain, lundi, pour être disponibles afin d'assurer la sécurité des civils qui voteront le 4 août", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un meeting à Niamey.

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