07/03/2012 15:57:06
Drame à Bouaké. Un Dozo décapite une dame à la machette
C’est à un véritable drame que la population de Bouaké, du moins celle qui était à la gare routière de ladite ville, a assisté hier aux environs de 14 heures. Un dozo, dont on ne saura jamais les motivations de son acte, a tailladé une jeune dame avec une arme blanche.
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Bouaké Carte

C’est à un véritable drame que la population de Bouaké, du moins celle qui était à la gare routière de ladite ville, a assisté hier aux environs de 14 heures. Un dozo, dont on ne saura jamais les motivations de son acte, s’est jeté sur une jeune dame avec une arme blanche.

A l’aide de sa «dotation », il taillade sa victime à plusieurs endroits de son corps. Elle perd par ailleurs un bras et succombe de ses blessures sur le champ. Dans la même dynamique, il se lance à la poursuite à la poursuite des passants à qui il administre des coups, leur infligeant également des blessures sur son passage.

Armés de courage, des jeunes, témoins et potentiels victimes de la folie meurtrières du dozo l’encerclent et le tailladent copieusement à la machette jusqu’à ce que mort s’ensuive. Son corps sera ensuite calciné sans autre forme de procès. A Bouaké, les commentaires allaient bon train sur les motivations de l’infortuné dozo.La mort de la dame et le lynchage à mort du dozo, plus que jamais, soulève la question de l’opportunité de la présence de dozos sur toute l’étendue du territoire ivoirien, où ils se livrent impunément à des exactions sur les populations.

Car, depuis qu’ils ont pris une part active aux côtés des Forces nouvelles dans l’offensive militaire contre le régime de Laurent Gbagbo, les dozos continuent de faire la pluie et le bon temps à l’intérieur du pays. Ils se sont érigés en forces de l’ordre, faisant souffrir le martyre aux populations, sous l’oeil complice des nouvelles autorités du pays. Organisés et encadrés par certains chefs militaires de l’exrébellion, les dozos se posent aujourd’hui comme une milice tribale du régime Ouattara. Allant même jusqu’à assurer sa sécurité lors d’une cérémonie à Abobo, en hommages aux victimes de la guerre post-électorale.

Gilles Naismon

 

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