08/03/2012 01:54:47
Guinée équatoriale. Indemnisation d'une Camerounaise tuée ($16 500)
Les autorités camerounaises et équato-guinéennes ont remis mercredi à Yaoundé des indemnisations « symboliques » respectives de 8,250 millions et 7 millions de francs CFA (16.500 et 14.000 USD) au profit d'une Camerounaise tuée et d'une autre grièvement blessée lors d'une agression armée de la part de militaires équato-guinéens en octobre 2011.
Xinhua
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Les autorités camerounaises et équato-guinéennes ont remis mercredi à Yaoundé des indemnisations « symboliques » respectives de 8,250 millions et 7 millions de francs CFA (16.500 et 14.000 USD) au profit d'une Camerounaise tuée et d'une autre grièvement blessée lors d'une agression armée de la part de militaires équato-guinéens en octobre 2011.

Jeune Camerounaise de 25 ans, Martine Angèle Ze Ngongang résidait depuis environ deux ans en Guinée équatoriale où elle était employée dans un complexe hôtelier à Bata, métropole économique et principale ville de la partie continentale de ce pays voisin du Cameroun dont la capitale Malabo est plutôt située sur une île (Bioko), d'après les témoignages de sa famille.

Le 23 octobre lors d'un déplacement à l'intérieur de la Guinée équatoriale, elle a perdu sa vie après avoir été agressée à l'arme par des soldats de l'armée équato-guinéenne à un poste de contrôle de routine à Ncué, localité située à 125 km de la frontière camerounaise et à 100 km de Bata, selon des sources administratives camerounaises.

Moukoko MbonjoBlessée au cours du même incident, Balbine Esther Ebela, autre jeune Camerounaise de 31 ans, s'est vue amputée de sa jambe gauche et opérée de la droite. Des photos présentées par la famille de celle-ci révèlent des soudures à divers endroits de son corps faisant penser à des coups de poignard. Pour l'une et l'autre victime, des sources officielles camerounaises et équato-guinéennes parlent de simples agressions armées de la part de leurs bourreaux, non identifiés à la presse mais déclarés condamnés par la justice équato-guinéenne à des peines de six mois d'emprisonnement ferme puis radiés de l'armée.

Des proches des deux jeunes femmes quant à eux font état de tentatives d'agressions sexuelles subies par les deux jeunes dames. Dans sa décision condamnant les militaires incriminés, la justice équato-guinéenne s'est prononcée pour le versement de 7 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts en faveur des Camerounaises, dont 4 millions pour la décédée et 3 millions pour la désormais handicapée, hospitalisée à Malabo. De son côté, le pouvoir camerounais a mis à disposition une aide spéciale de 8,250 millions de francs CFA dont 2 millions à la famille de Martine Angèle Ze Ngongang, 5 millions pour les soins médicaux de Balbine Esther Ebela, 750.000 francs pour sa garde- malade et 500.000 francs au poste consulaire du Cameroun à Bata.

Pour le ministre camerounais des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo (photo ci-contre), et le ministre délégué à la présidence équato- guinéenne chargé de l'Intégration régionale et des Corporations locales, Clémente Engonga Nguema, ces indemnisations remises mercredi à Yaoundé en marge d'une session de la Commission mixte ad hoc sur les questions consulaires et de sécurité transfrontalière sont « symboliques ». « La résolution de l'incident de Ncué du 23 octobre 2011 devrait nous amener à prendre des engagements de non récidives pour l'avenir », avait déjà relevé mardi Moukoko Mbonjo, réclamant par ailleurs l'indemnisation suivie de la restitution de leurs biens confisqués, des dizaines de Camerounais expulsés de Guinée équatoriale en 2004 et 2007. Eldorado pétrolier, la Guinée équatoriale attire des ressortissants de son voisin camerounais parfois en situation irrégulière et exposés à des expulsions régulières quelquefois brutales

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