14/03/2012 02:10:34
Croissance. Les bons points de l'Afrique
Comme la Chine il y a trente ans et l’Inde il y a vingt ans, le continent est selon la Banque mondiale, au seuil de son décollage économique.
Le Messager
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Comme la Chine il y a trente ans et l’Inde il y a vingt ans, le continent est selon la Banque mondiale, au seuil de son décollage économique.

Enfin une bonne nouvelle. En Afrique, cela n’arrive pas tous les jours. Désormais donc, toutes les thèses afro-pessimistes et ses corollaires appartiennent au passé. A en croire nos confrères de Jeune Afrique, n°2669 du 4 au 10 mars 2012, la pauvreté sur le continent, prend « la tendance inverse ». Pour inédit qu’elle soit, cette annonce constitue un bon catalyseur pour la dynamique insufflée sur le continent.

Loin d’être un leurre, la croissance économique (supérieure en moyenne à 5% par an) en Afrique sub-saharienne profite de plus en plus aux Africains. Contrairement aux apparences. En effet, depuis 1981, précise nos confrères s’inspirant eux-mêmes d’un rapport de la Banque mondiale, « moins de la moitié des Africains vit avec moins de 700 Fcfa par jour (47.5% en 2008) ». Le même rapport indique que le nombre de pauvre a aussi connu une baisse appréciable ce, depuis le paroxysme atteint 394.9 millions en 2005 contre 386 millions en 2008. Une avancée. En d’autres termes, poursuivent sur une note empreinte d’optimisme les experts de la Banque mondiale, « la création de richesses parvient enfin à absorber la croissance démographique et peut-être même la dépasse-t-elle.»

Bien que cette institutions de Bretton Woods avoue ne pas détenir des statistiques récentes, force est de reconnaître que ce bond vers une économie compétitive est mise en œuvre nonobstant la crise qui secoue l’establishment mondial. D’où cette assurance de la Banque mondiale : « L’Afrique est au seuil de son décollage comme la Chine il y a trente ans et l’Inde il y a vingt ans.» Cette déclaration a toute sa pertinence lorsqu’on tient compte d’un certain nombre d’agrégats non négligeables.

Parmi ceux-ci, il y a l’évolution des indicateurs sociaux (mortalité infantile, alphabétisation), un secteur privé et des services en plein essor, la consommation des produits manufacturés qui connaît également une accélération et last but not least, l’éclosion d’une classe moyenne condition sine qua non pour prétendre à un développement économique quelconque. Toutes choses que le financier franco-béninois Lionel Zinsou par ailleurs président de Pai Partners, ne manque pas d’authentifier. « Par rapport au scepticisme qui tend à faire croire qu’il n’y a qu’une croissance des inégalités, a-t-il expliqué à Jeune Afrique, ces indicateurs démontrent le contraire. Le développement du continent est solide, homogène et ne repose pas sur les exportations de pétrole.»

Seulement, toute proportion gardée, il faut savoir garder son sang froid. Face à ce tableau qui vient démentir à juste titre certains clichés, la route pour l’émergence et le développement reste à parcourir. Les Africains, et partant les Camerounais, loin de vouloir s’endormir sur leurs lauriers doivent davantage se mettre au travail. Les pouvoirs publics ne sont pas en reste. La bonne gouvernance et tout ce qui va avec, ne doivent plus être des slogans creux mais une réalité et une exigence pour que le stade du seuil du développement à défaut d’être maintenu, soit dépassé. Les Africains ont plus que jamais leur destin entre les mains.

Jacques Willy NTOUAL

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