14/03/2012 02:38:22
Les militaires emprisonnÚs Ó Korhogo subissent de graves sÚvices
Les nombreux soldats ivoiriens arrêtés par la France et livrés en pature aux FRCI subissent les traitements les plus inimaginables entre les mains de Fofié Kouakou.
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Les nombreux soldats ivoiriens arrêtés par la France et livrés en pature aux FRCI subissent les traitements les plus inimaginables entre les mains de Fofié Kouakou.

L’information circule depuis plusieurs semaines dans des cercles fermés généralement bien informés. Les militaires et assimilés arrêtés avec le président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 et détenus depuis bientôt un an à la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK) subiraient de graves sévices dans le secret total. Des actes de torture physique et morale, y compris des violences sexuelles exercées dans le désir de posséder «mystiquement» l’énergie et la «puissance» de ces prisonniers qui ont montré à plusieurs reprises leur supériorité militaire sur leurs adversaires qui n’ont eu le dessus que grâce à l’intervention décisive de l’armée française.

Les «fuites» au sujet des traitements inhumains et dégradants de ces militaires sont d’autant plus angoissantes pour leurs familles qu’une opacité totale règne à leur sujet. S’ils ont reçu récemment des visites de la Croix-Rouge, ils n’ont pas pu s’entretenir avec leurs «hôtes» en dehors de la présence permanente des hommes de Martin Fofié Kouakou.

Le fait que ce dernier ait été l’objet de sanctions onusiennes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité milite très clairement en faveur d’une surveillance des  agissements de ses hommes notamment par la communauté internationale qui lui a remis les militaires aujourd’hui dans ses geôles. De plus, le général Bruno Dogbo Blé a expliqué très clairement à l’avocate Lucie Bourthoumieux, alors qu’elle se trouvait à Korhogo, avoir été victime de faits de torture dont le but était de le pousser à faire des «aveux» manipulés.

Certes, le régime Ouattara, qui empêche depuis onze mois ces détenus de recevoir les visites de leurs familles et de leurs avocats, violant ainsi l’article 78 de la Convention de Genève donnant le droit aux détenus de se plaindre de leurs conditions de captivité, ferme les yeux sur ce drame humain. Mais il est du devoir de la communauté des défenseurs des droits de l’homme d’alerter l’opinion mondiale sur les crimes que la France officielle, qui prétend défendre la «démocratie» en Côte d’Ivoire, couvre sans scrupules excessifs.

Benjamin Silué

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