15/03/2012 15:50:27
DokÚ. Les Frci menacent de faire une expÚdition punitive aujourd'hui
Après avoir poignardé un jeune à Doké. Les Frci menacent de faire une expédition punitive aujourd’hui
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Après avoir poignardé un jeune à Doké. Les Frci menacent de faire une expédition punitive aujourd’hui

Un soldat des Frci, le nommé Ouédraogo M., de la troupe stationnée dans la souspréfecture de Doké a grièvement poignardé à la poitrine et dans le dos dans la nuit de mardi 13 mars, aux environs de 23 heures, un jeune homme de cette localité. Celui-ci se trouve actuellement à l’hôpital de Doké, dans un état encore critique.

C’est en effet de retour d’un enterrement que les événements se sont produits. L’élément des Frci n’a pas apprécié que la famille éplorée n’ai pas répondu à son interpellation peu avant. Le jeune homme qui voulait donner des explications sur le malheur qui les frappe et le caractère particulier de cet enterrement – le défunt est un initié du bois sacré d’où cette inhumation tardive dans la discrétion – a d’abord enregistré une gifle avant de recevoir des coups de couteaux dans la poitrine et dans le dos.

En réaction, les populations, courroucées, se sont révoltées et ont copieusement passé à tabac le Frci indélicat. Ouédraogo est actuellement en mauvais étét à l’hôpital de Bloléquin.

Aussi, la population a-t-elle récupéré et confisqué trois kalachnikovs des Frci. Mais au lieu de faire profil bas et reconnaitre le forfait de son élément indélicat, Zouoty Eloi dit lieutenant Zoulou, chef des Frci de Bloléquin, donne plutôt un ultimatum aux populations qui ont jusqu’à aujourd’hui jeudi pour restituer les trois kalachnikovs. Faute de quoi, a-t-il clairement menacé, elles auront droit à une expédition punitive dès ce jour même. Face à ces intimidations, les populations sont dans la psychose à Doké. Puisqu’elles ont commencé à fuir la petite sous-préfecture pour se réfugier dans les villages environnants afin d’échapper à une descente musclée du lieutenant Zoulou et ses hommes.

La tension est actuellement vive sur place. Pendant que les autorités appellent au regroupement des Frci et à leur entrée en caserne, et malgré la soixantaine de soldats qui ont été envoyés par l’Etat pour la sécurisation de cette petite localité, le chef des Frci continue de constituer des troupes qui fonctionnent aujourd’hui un peu comme une milice à sa solde pour l’aider à toujours tout contrôler dans sa zone. Surtout pour faire main base, notamment, sur la mine d’or de Doké.

Benjamin Silué

 

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