19/03/2012 04:30:29
Après son départ de la Primature. Où est passé le GASPM, la « milice privée » de Soro ?
Le chef de l’ex-rébellion, Guillaume Soro, a finalement quitté la primature pour une autre fonction non moins prestigieuse, laissant presque tout sur place, sauf sa machine sécuritaire, le GASPM, exclusivement composés d’ex-rebelles, dit-on, en provenance de sa sphère géographique d’origine.
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Le chef de l’ex-rébellion, Guillaume Soro, a finalement quitté la primature pour une autre fonction non moins prestigieuse, laissant presque tout sur place, sauf sa machine sécuritaire, le GASPM, exclusivement composés d’ex-rebelles, dit-on, en provenance de sa sphère géographique d’origine.

Parachuté premier ministre après les accords de Ouagadougou, le chef de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, Guillaume Kigbafory Soro a la lourde charge de conduire l’action gouvernementale sous Laurent Gbagbo. En plus des forces onusiennes qui assuraient sa sécurité, Soro «sollicite» et obtient l’intégration de plusieurs éléments des Fafn au sein de sa sécurité. C’est pendant sa réclusion au golf hôtel que Soro va monter et solidifier sa machine sécuritaire personnelle. Qui prendra de l’importance juste après la guerre post-électorale.

Ainsi naitra le Groupement autonome pour la protection du premier ministre, plus connu sous l’abréviation de GASPM. Puissamment armé et suréquipé, le GASPM est littéralement calqué sur le modèle français, le GSPM (Groupement pour la sécurité du premier ministre). Certainement, une inspiration du Conseiller militaire français de Soro. Officiellement, le GASPM est composé de 500 éléments – tous issus des Fafn –, mais en réalité et selon plusieurs sources concordantes, ce n’est pas moins du millier d’éléments qui constitue cette force «militaire» chargé de la seule sécurité  de Soro Guillaume et maquillé par une mission régalienne attribuée au GASPM. Qui vraisemblablement s’apparente à une milice privée qui n’existe que pour Soro Guillaume. Selon certaines indiscrétions, cette force spéciale est exclusivement composée de gens du nord.

Alors que Soro a nié en bloc publiquement la paternité de la création du GASPM, qui existerait avant son arrivée à la primature, plusieurs faits viennent remettre en cause ses affirmations. «Le GASPM existe avant que je ne sois Premier ministre. Ce n’est pas quelque chose qui a été créée ad hoc pour me protéger », avait-il déclaré dans un entretien à France 24. En réalité, l’ex-premier ministre a voulu subtilement mettre la confusion dans l’esprit des gens. Parce qu’il est bel et bien le père du GASPM. Ce qui a toujours existé concernant la sécurité des personnalités de premier plan, en dehors du chef de l’Etat dont la sécurité est l’affaire en temps normal du Groupement pour la sécurité du président de la république (GSPR), c’est plutôt l’Escadron de protection des hautes personnalités (EPHP). Et qui a toujours eu la lourde mission d’assurer la sécurité des premiers ministres et présidents d’institutions.

Ou est passé le GASPM?

état d’urgence, tant l’armement impressionnant de ses hommes rappelle les heures chaudes. Plusieurs véhicules de types 4X4 surmontés de mortiers, de 12.7 et toutes sortes d’armes lourdes, des Vab (véhicules avant blindés)… ce sont là un échantillon du dispositif sécuritaire qui accompagnait Soro dans tous ses déplacements. Même dispositif dans le périmètre de la primature avec plusieurs véhicules pick up surmontés d’armes lourdes. La primature avait des allures de camp militaire. Mais depuis le départ de Guillaume Soro de la primature, plus aucune trace des nombreux éléments du GASPM qui prenaient position dans le rayon de la primature. Les pick up surmontés d’armes lourdes et estampillés GASPM ont disparu sans crier gare. Pendant 48 heures (avant-hier et hier), nous avons écumé les moindres recoins du périmètre de la primature, aucune trace du fameux GASPM. Et pourtant, leur patron déclarait qu’il n’était pas à la base de la création du GASPM.

Les éléments de cette unité si spéciale ont pris la «tangente» avec véhicules et armement, attendant surement de se voir transformé en GASPAN (Groupement autonome pour la sécurité du président de l’assemblée nationale). Parce qu’en réalité ses hommes ne vivent que pour la sécurité du chef de l’exrébellion qui n’a confiance en aucune autre force militaire que la sienne. On aura tout vu en Côte d’Ivoire.

Gérard Koné

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