04/08/2009 14:46:25
Le Niger vote sur la proposition de Tandja de rester au pouvoir jusqu'en 2012
APA-Niamey (Niger) Les Nigériens ont commencé à voter mardi matin sous haute surveillance policière dans un référendum sur le projet de nouvelle constitution soumis par le Président Mamadou Tandja qui veut se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième quinquennat, a constaté APA, dans la capitale nigérienne.
APA (Agence de Presse Africaine)
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Aucun incident n’avait été signalé dans la matinée tant à l’intérieur du pays qu’à Niamey où la circulation est normale et les échoppes ouvertes. Les trois grands marchés de la capitale restent cependant fermés aux clients.

Les électeurs ne se sont pas rués aux urnes en début de matinée ce qui laisse penser que le scrutin ne suscite aucun engouement.

Le président Tandja a dit sa « satisfaction totale » d’avoir répondu à ses obligations de président de la République face à la demande du peuple », tablant déjà sur un taux de participation de 75 pour cent.

Le chef de l'Etat a convoqué ce référendum pour adopter une nouvelle constitution qui lui permettra d’exercer ses fonctions présidentielles jusqu’en 2012, alors qu’il devait se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat qui expire le 22 décembre, selon la Constitution actuelle.

Le nouveau texte, qui soumis à référendum, consacre l’entrée dans une sixième république marquée par la non limitation des mandats présidentiels contrairement à l’actuelle loi fondamentale qui limite le mandat présidentiel à deux de cinq ans une fois renouvelable.

Dimanche, l’opposition réunie au sein de la Coordination pour la défense de la république (CFDR), a fait une « dernière mise en garde » contre la tenue de ce scrutin dont la convocation a été déclarée «illégale» par la Cour constitutionnelle, dissoute par la suite par le chef de l’Etat.

Le Front anti-référendum, fort de plusieurs partis, ONG et syndicats du Niger, a réitéré que la tenue du référendum est un «coup d’État » appelant l’armée, la gendarmerie, la police et la justice à ne pas obéir à un ordre manifestement illégal », faisant allusion au décret présidentiel convoquant le corps électoral.

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