27/03/2012 01:10:27
Révolution Permanente: Message de rectification au Porte-parolat du Président Gbagbo !
Le présent message fait suite à la déclaration de Monsieur Raymond Koudou relative aux circonstances de l’arrestation en France, du combattant Abel Naki suite à des propos qu’il aurait tenus au cours d’une manifestation baptisée « Opération Kodjo Rouge 3 ».
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Le présent message fait suite à la déclaration de Monsieur Claude Koudou relative aux circonstances de l’arrestation en France, du combattant Abel Naki suite à des propos qu’il aurait tenus au cours d’une manifestation baptisée « Opération Kodjo Rouge 3 ».
 
Nous retenons de cette déclaration de Monsieur Claude Koudou, Représentant Adjoint du Porte-parole du Président Laurent GBAGBO, les extraits substantiels suivants :

«Notre pays, la Côte d’Ivoire connaît une crise sans précédent...Il convient alors de nous conduire de manière à rallier plusieurs soutiens à notre cause... il n’est pas normal que ceux qui luttent dans nos rangs, cultivent des postures extrémistes...nous disons avec vigueur que les atrocités commises par le « tueur de Toulouse » – notamment un assassinat d’enfants - ne peuvent trouver aucune justification. Aucun amalgame ne doit donc être fait relativement à cette affaire très grave... nous disons ici avec force que le combat de Laurent GBAGBO s’appuie sur une vision noble. Tout acte empreint de dérives extrémistes ne peut donc être rapproché de son combat.»
 
Comme le montrent les extraits ci-dessus de cette déclaration, l’émotion semble avoir dépassé la raison, ici et là. C’est pourquoi, comme nous l’avions fait, il y de cela quelques mois, après à une déclaration de Monsieur Koné Katina suite à une dépêche de l’AFP (Agence France Presse) datée du 3 octobre 2011, annonçant que la Chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale (CPI) a pris le 30 septembre 2011, une décision autorisant ladite cour à ouvrir « une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. », de même nous le faisons aujourd’hui, pour éviter qu’à l’avenir, nos prises de position n’exposent certains combattants et ne confortent l’ennemi dans la fausse étiquette qu’il tente de coller à certains Résistants.
 
C’est dire que dans l’effort de censorat du porte-parolat, si tel est son rôle, les mots doivent avoir un sens et leur choix dans chaque déclaration doit viser à consolider l’unité d’action en prenant en compte nos différences dans le choix des instruments de notre combat commun.
 
C’est donc en ce sens que nous nous indignons devant l’usage excessif du mot « extrémiste » fait par Monsieur Claude Koudou, dans une déclaration qui sonne comme un désaveu, un reniement et une volonté de clouer au pilori, le combattant Abel Naki et bien d’autres Résistants qui comme lui, crient leur indignation, leur révolte, leur colère face à cette injustice sans nom, ce mépris de la souveraineté de la Côte d’Ivoire, cette occupation barbare et animale d’un pays souverain, qu’il me paraît inapproprié de qualifier de "crise ivoirienne sans précédent".
 
Non, Messieurs les porte-paroles du Président GBAGBO. Personne n’est extrémiste dans nos rangs, et les cris d’indignation des Résistants doivent donner lieu à des réactions mesurées, qu’il vous plairait bien de faire en privé ou en passant un simple coup de fil.
 
Il est bon que nous "rallions" des personnes à « notre cause ». Nous en convenons avec vous. Mais il est plus que fondamental que nous nous entendions sur le contenu que vous donnez à l’expression « notre cause ».
 
Dans le combat commun que nous menons, il y a fondamentalement deux grands axes : la libération de la Côte d’Ivoire du joug de l’occupation étrangère et, la libération du Président GBAGBO ainsi que des camarades de lutte détenus arbitrairement.
 
En vos rangs et qualités de Porte-paroles du Président GBAGBO, il est bon que nous sachions quel est l’axe prioritaire de votre engagement : la libération de la Côte d’Ivoire ou celle du Président GBAGBO ?
 
Une réponse à cette question permettrait de comprendre votre déclaration qui semble nous imposer une ligne de conduite que le Président GBAGBO aurait enseignée et qu’il serait indispensable de suivre comme un guide du Résistant ivoirien en situation d’occupation.
 
Afin d’éviter tout amalgame en notre propre sein avant même de penser à des amalgames aux yeux d’une certaine opinion internationale occidentale qu’il serait bon de rallier « à notre cause », nous voudrions faire la précision qui suit.
 
Au niveau de la Révolution Permanente, notre credo est la guerre de communication tout comme la préparation des Résistants à un combat patriotique et révolutionnaire. Notre code de conduite n’est pas placé sous l’autorité d’un Porte-parolat quelconque car nous ne nous faisons pas disciples de Laurent GBAGBO.
 
Nous ne croyons pas que la libération du Président GBAGBO, à elle seule, apportera quelque chose de nouveau à la Côte d’Ivoire. Nous en avons pour preuve qu’il était en liberté quand la moitié du pays à été occupée et le reste conquis par l’ennemi en avril 2011.
 
De notre point de vue, seul un combat patriotique et révolutionnaire de libération de la Côte d’Ivoire à la fois dans un mouvement populaire et par une action militaire, permettra au peuple digne de Côte d’Ivoire, de renouer avec la Souveraineté et la République. Et un des premiers acquis de cette libération nationale sera bien évidemment la libération individuelle du Président GBAGBO et de ses camarades de lutte que l’Occident sera obligé de consentir afin de négocier de nouveaux rapports avec la Nouvelle Côte d’Ivoire libre et restaurée.
 
Toute autre voie n’est que vue de l’esprit. Et tout soutien attendu d’une certaine opinion internationale occidentale à l’œuvre en Côte d’Ivoire pour déconstruire ce pays et l’asservir totalement est plus qu’une vue de l’esprit.
 
Personne d’autre que les Ivoiriens et certains dignes fils de l’Afrique ne nous apportera rien !
 
C’est donc pourquoi nous vous prions de nous faire l’économie des déclarations visant à faire plaisir à des infiltrés mobilisés à nos côtés par les agresseurs eux-mêmes, afin de faire diversion et gagner ce précieux temps qu’il leur faut pour construire de nouvelles prisons, y enfermer des milliers d’Ivoiriens épris de liberté et piller en toute impunité la Côte d’Ivoire.
 
Personne n’est extrémiste dans nos rangs. Un adage africain nous enseigne que « Quand on te frappe mal, tu pleures mal. » C’est ce que Abel Naki a fait.
 
Et j’ajoute à l’attention du porte-parolat du Président GBAGBO que, lorsqu’un individu s’est donné pour mission de te tuer, ce n’est pas avec des compliments qu’on l’en dissuade. Mais par une riposte appropriée.
 
Nous sommes en guerre. Et la guerre n’est pas un jeu de politesse et de flirt avec l’ennemi.
 
Qu’il plaise à tous les Résistants et Patriotes africains et ivoiriens, engagés aux côtés d’une Côte d’Ivoire occupée et asservie, de recevoir nos encouragements pour la suite du combat. Seule la lutte paie !
 
 
A Très bientôt.
                                                     
Hassane Magued

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