28/03/2012 01:39:25
Montée en puissance. Ouattara se rendra au Mali pour « rétablir de l'ordre»
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont décidé mardi à Abidjan de l'envoi d'une délégation de « haut niveau» au Mali dans « 48 heures» pour le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays bouleversé par un coup d'Etat militaire.
Xinhua
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Alassane Ouattara et Blaise Compaoré

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont décidé mardi à Abidjan de l'envoi d'une délégation de « haut niveau» au Mali dans « 48 heures» pour le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays bouleversé par un coup d'Etat militaire.

"La conférence des chefs d'Etat et de gouvernement a décidé d'envoyer au Mali dans 48 heures une délégation de haut niveau pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays", indique le communiqué final du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement lu par le président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo.

La délégation sera conduite par le président en exercice de la CEDEAO, le président ivoirien Alassane Ouattara, et sera composée de ses pairs du Liberia, du Niger, du Burkina Faso, du Bénin et du Nigeria.

Avant la délégation de "haut niveau", une délégation de cinq membres composée des chefs d'état-major du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo sera dépêchée au Mali pour "sensibiliser" la junte militaire sur la nécessité d'un retour "immédiat" à l'ordre constitutionnel et de " l'informer" des "possibles sanctions" auxquelles elle s'expose.

"En cas de non respect, la Conférence invite à imposer avec effet immédiat un embargo financier et une interdiction de voyager à la junte", poursuit le communiqué.

La réunion d'Abidjan a, en outre, "suspendu" le Mali de tous les organes des instances de la CEDEAO avec effet immédiat jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel.

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont condamné "sans équivoque" le renversement d'Amadou Toumani Touré et "dénié" toute forme de légitimité au Comité national de redressement de la démocratie et de rétablissement de l'Etat (CNRDRE, junte militaire) .

Huit chefs d'Etat et autres représentants des 15 pays membres de la CEDEAO ont participé à la réunion

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