05/08/2009 12:28:00
Madagascar: reprise des consultations Maputo avant une réunion inter-malgache
MAPUTO — La médiation internationale a repris mercredi matin à Maputo des consultations séparées avec le leader de l'autorité de transition malgache Andry Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana et deux ex-chefs d'Etat, avant l'ouverture officielle d'une réunion sur la crise malgache.
AFP
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

 

Le chef de la transition malgache Andry Rajoelina arrive le 4 août 2009 à Maputo pour un sommet avec le président évincé Marc Ravalomanana

 

"Les consultations bilatérales ont repris. Les médiateurs consultent chaque mouvance pour les informer de la manière vont se passer les discussions", a déclaré à l'AFP une source au sein de la médiation.

"Ils vont se retrouver en plénière à 16H00" (14H00 GMT) au centre international des conférences Joaquim Chissano, a-t-elle précisé.

M. Rajoelina, arrivé le premier à Maputo, avait entamé mardi soir des entretiens avec la médiation menée par l'ex-président mozambicain Joaquim Chissano.

Arrivés tard dans la soirée, le président évincé Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, l'ancien président Didier Ratsiraka, en exil en France, et Albert Zafy rencontraient mercredi matin les médiateurs de l'Union africaine (UA), de l'Afrique australe, des Nations unies (ONU) et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Les quatre hommes, réunis pour la première fois depuis l'éviction de M. Ravalomanana en mars, devraient tenter de rétablir le dialogue après la suspension mi-juin de négociations entre les mouvances politiques qu'ils représentent.

Madagascar est confronté depuis début 2009 à une crise politique majeure née d'un bras de fer entre MM. Ravalomanana et Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo et leader de l'opposition.

A l'issue de manifestations ayant entraîné la mort de plus d'une centaine de personnes, M. Ravalomanana, lâché par l'armée, avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina.

La communauté internationale exige depuis le retour à "l'ordre constitutionnel", l'UA et l'Afrique australe ont suspendu Madagascar de leurs instances.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE