30/03/2012 06:23:08
Cameroun. La police empÍche une manifestation en faveur de Vanessa
La conférence de presse de lancement des activités du collectif « rendez nous notre bébé » a été empêchée par une dizaine de policiers, accompagnés par le sous préfet de Yaoundé II.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

La conférence de presse de lancement des activités du collectif « rendez nous notre bébé » a été empêchée par une dizaine de policiers, accompagnés par le sous préfet de Yaoundé II.

La librairie des Peuples Noirs, lieu choisi pour cet échange avec des journalistes a vite été prise d'assaut par ces policiers venus en appui à Kildadi Taguieke Boukar, sous-préfet de Yaoundé 2 et deux commissaires principaux, tous venus interdire la conférence de presse portant sur l'affaire Vanessa. Une rencontre conjointement organisée l’ Addec (Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun), la Fcj (Fondation Conseil Jeune), la Comicodi (Commission Indépendante contre la Corruption et la Discrimination), l’Offre Orange, Sos Jeunesse libre, Cpp (Cameroon People’s Party), Alternatives Citoyennes et Cameroon Ô’Bosso. Tous membres d’une coalition cordonnée par Herve Nzouabet, les organisateurs de cette rencontre souhaitaient donner vie au collectif « Rendez nous notre bébé », qui ambitionne d’œuvrer à la restitution du bébé de Vanessa Tchatchou et d’obtenir que les responsables de l’enlèvement de cet enfant soient punis.

« Cette rencontre n’a pas été autorisée par le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IIème que je suis. Mon unité administrative n’est pas devenue la cours du roi Petaud où chacun peut faire ce qu’il veut. Aller là où les faits ont eu lieu tenir votre réunion », a clairement indiqué ce chef de terre qui est personnellement resté à bord de son véhicule devant la salle de réunion de la librairie des Peuples noirs jusqu’au départ des organisateurs. Pourtant, un des responsables de ce collectif dit avoir approché les services du sous préfet, où sa demande n’a pas été acceptée. « Je me suis rendu à la sous préfecture avec la demande. Mais lorsqu’ils ont vu que cela avait trait à l’affaire Vanessa, ils ont refusé de transmettre ma demande à qui de droit », dénonce ce militant de l’Association de défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec). Finalement, les policiers mobilisés pour empêcher la tenue de cette conférence de presse ont rebroussé chemin après le départ des organisateurs, qui disent vouloir reprendre la procédure d’obtention d’une autorisation, tout en comptant sur la bonne foi du sous préfet qui a promis de les recevoir.

Joseph Flavien KANKEU

Additif de la rédaction de cameroonvoice:

Communiqué de presse du 29 mars 2012 du Collectif « Rendons-lui son bébé »

Pour faire suite à l'audition par les députés de la Nation de madame la Ministre des Affaires sociales, suite à l'affaire Vanessa Tchatchou, suite aux déclarations de madame la ministre, le Collectif « Rendons-lui son bébé » est surpris d'entendre la ministre dire « nous accompagnons Vanessa au quotidien. Nous lui avons apporté un accompagnement psychosocial à travers notre délégation régionale ».

Étant entendu et retenu comme vrai que Vanessa a été expulsée de l'hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Ngousso dans la nuit 14 mai dernier, que depuis cette date Vanessa est prise financièrement, pyscologiquement, médicalement prise en charge par le collectif « Rendons-lui son bébé », par le COMOCODI.

Étant entendu que les seules personnes qui rendent visite à Vanessa sont les membres de sa famille (maman, sœur et tante), les Drs Shanda Tonmé, Sosthène FOUDA et Alain Fogué,

Nous voulons porter à la connaissance de la presse nationale et internationale que les déclarations de madame la ministre s'inscrivent en droite ligne de la logique du « mensonge » qui caractérise la communication gouvernementale depuis les tragiques événements survenus le 20 août 2011, date à laquelle le bébé de mademoiselle Vanessa Tchatchou a été kidnappé.

Le Collectif « Rendons-lui son bébé
» demeure solidaire de toute action qui vise à faire la lumière sur cette affaire, et reste déterminé à œuvrer pour la manifestation de la vérité.

Pour le Collectif,

Françoise Memono Mbarga

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE