30/03/2012 07:00:46
Affaire Ntsimi vs Bozizé. Prétexte en or pour sortir de la Cemac
Monsieur le Président de la République, permettez-moi de renouer avec l’exercice épistolaire en vous faisant tenir, une fois de plus, ceci – même si, manifestement, c’est peut-être la meilleure façon pour moi de confisquer l’avenir même dudit conseil, et ce, tant que vous êtes et resterez en poste à votre pouvoir privé!
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Monsieur le Président de la République,

Après ma suggestion insistante, il y a six ans de cela (octobre 2006), mais, carrément foulée aux pieds, relative au report de tous les scrutins prévus en 2007 pour les impérieux besoins de sérénité, nécessaire à la célébration du Cinquantenaire de nos « Drapeau, Hymne et Devise » ; en un mot, du Jubilé de l’Etat du Cameroun (1957-2007),

Permettez-moi de renouer avec l’exercice épistolaire en vous faisant tenir, une fois de plus, ceci – même si, manifestement, c’est peut-être la meilleure façon pour moi de confisquer l’avenir même dudit conseil, et ce, tant que vous êtes et resterez en poste à votre pouvoir privé!

Je regrette, pour le souligner, le fait que mes idées – que je n’usurpe à personne ! – rencontrent constamment une aussi surprenante rigidité en haut lieu ; surtout, lorsqu’on n’hésite pas de les pirater par la suite, de façon éhontée, dans la mesure où le Cameroun, quant à lui, demeure une construction collective : Œuvre atemporelle, requérant, sinon, ayant avide-ment besoin de la pleine partici-pation de l’ensemble de ses génies, le concours passionné de toutes ses énergies, sous la main active de l’ensemble de ses enfants…

Bien relevé ! Alors même que rien ne parvient encore, jusque-là, à nous le confirmer.

Paul BiyaNi le caractère « discrétion-naire » de vos « décrets de 13 heures » qui semblent tourner autour (de la même zone et) des mêmes prédateurs, futurs candidats à Kondengui. Ni le refus d’appliquer l’article 66 de la Constitution. Ni la violation tranquille de certaines lois votées et autres règles établies.. Encore moins, la curieuse ligne éditori-ale des médias publics qui se complaisent, de façon entêtée et plutôt surprenante, dans leur uni-jambisme suffocant, totalement ridicule ! En l’occurrence, autant d’antennes sans consistance ni programme, de nature à susciter le rêve ! Autant de colonnes grotesquement fermées à certaines voix dites « disso-nantes ».

Celles-là mêmes qui, cependant, font courir tant de médi-as privés. Ah! Les bra-ves tribu-nes de nos quartiers qui, de temps à autre, offrent assez souvent au peuple l’occasion d’interroger le passé – pour le corriger éventuellement, d’une part ; de remettre en question les certitudes établies en posant courageusement des regards originaux sur l’avenir, voire même, sur les ressorts apparents de ce pays… Cela étant, rare-ment, le Cameroun n’aura cumulé autant de prétextes pour l’amener à prendre une aussi grave décision, à propos de notre émancipation de certain mémorable « plan d’action de Lagos » daté des années 80, signé du Togolais Edem Kodjo, en poste au secrétariat général de l’Oua (Organisation de l’unité africaine). Tenez !

« Etre le premier des médiocres », notre legs de Lagos, que voilà, à n’en pas douter, le comble de la paresse… Par ailleurs, « tourner résolument le dos » - et ce, par la seule volonté d’un mode de partition qui n’est pas sans rappeler la méthode usitée, véritablement décriée, de certaine conférence de Berlin datée de 1884 – refuser, disions-nous, de s’arrimer fermement à la « principale locomotive, populaire et économique, de l’Afrique noire », la « Républi-que fédérale du Nigeria », celle-là, avec laquelle, vous partagez au demeurant plus de 1500 Kms de frontières communes, cela s’appelle, à dire vrai et à bien y regarder, « refuser le développement » !

Combien de fois faudra-t-il que vos compatriotes camerounais subissent des humiliations, par-ci, qu’ils soient en effet déchirés dans leur amour propre par–là, par des voisins manifestement complexés, en cette « sous-région » qui en a fait des véritables épouvantails sociaux, combien, pour que vous com-preniez enfin que c’est mieux de « se tourner, simplement et en toute objectivité, vers le mieux offrant qui soit, celui –là dont la largeur avérée du marché et l’énorme potentiel économique promettent nettement plus d’épanouissement à vos compatriotes » ?
Faut-il, toujours et encore, continuer à se complaire, certes, à se faire applaudir dans le concert des médiocres, en son auguste qualité de « borgne au pays des aveugles » ?

Le pays du Dr. Nnamdi Azikiwe, le père de l’Indépendance, des Green eagles, de Wole Soyinka et autre Chinua Achebe, qui venait  de célébrer à la carte son demi-siècle d’âge, n’est-il pas la « voie royale » de nos grandes ambitions et autres fulgurantes réalisations ; du commerce tous azimuts ; des projets intégrés, hydroélectriques et autres, menés dans le cadre de coopération enfin réorientée sous la prise de décision historique de sonner humblement à la porte de la florissante et rayonnante Cedeao (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ? 

Daniel Boo

REPERES
09 mai 1959 : Naissance à Massok/Song-loulou - 1977 : Baccalauréat C à Edéa
1980 : Licence en Mathématiques à l’Uni-versité de Yaoundé
1984 : Ingénieur informaticien à Dortmund (Allemagne)
1988 : Ceinture noire de Judo
1991 : Légalisation du Parti des fourmis (Pdf)
1999 : 1er Chef Secteur sciences BR/Unesco
2001 : Inspecteur n°1 au Minrest
2008 : Chef cellule arrimage à la société de l’information (Cenadi). A participé à l’élabora-tion du Dsce (Document de stratégie pour la croissance et l’emploi). (P) 96 60 12 53
Site : www.fourmis-politiques.org

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