03/04/2012 02:22:50
Ntsimi, persona non grata. Bozizé persiste et signe !
L’émissaire de Bozizé n’annonce pas le retour de Ntsimi
Le Messager
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François Bozizé

L’émissaire de Bozizé n’annonce pas le retour de Ntsimi

Le secrétaire général de la présidence de la République centrafricaine a été reçu en audience hier, 2 mars 2012, par le chef de l’Etat camerounais. Porteur d’un message  de son patron, le n° 2 de l’administration de Bozizé, venu en personne a Yaoundé a déclaré à la presse, être « porteur d’un pli fermé du président de la République centrafricaine ».

Sur le perron du palais de l’Unité où il s’est confié aux hommes de médias, Albert Besse (contrairement à l’émissaire congolais)  s’est montré très peu disert sur le contenu de son échange avec Paul Biya. Tout juste a-t-il réitéré qu’il était porteur d’un pli fermé de son patron au chef de l’Etat camerounais. Malgré l’insistance des journalistes qui voulaient notamment savoir si la question du refoulement brutal du président de la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) le 21 mars 2012 à l’aéroport de Bangui-Mpocko a été évoquée, l’émissaire centrafricain  s’est contenté de dire que les médias se sont suffisamment fait l’écho de l’affaire et qu’il était mal placé pour la commenter.

Seulement, contrairement à l’émissaire de Dénis Sassou Nguesso reçu le 29 mars 2012 par le président Biya, Albert Besse s’est gardé d’affirmer qu’Antoine Ntsimi sera bientôt de retour à Bangui. Pis, il a choisi de garder le silence lorsque les journalistes ont voulu savoir si le président de la Commission de la Cemac va bientôt regagner la capitale centrafricaine. Un signe? Pour l’heure, on sait que le président centrafricain avait lui-même pris contact avec son homologue camerounais dès le lendemain de l’incident du 21 mars à Bangui pour  expliquer les raisons de cette agression. Mais surtout pas pour « présenter des excuses », comme l’avaient  indiqué les services de communication du président Bozizé. Le déplacement du secrétaire général de la présidence centrafricaine s’inscrit-il dans ce sillage ?

En rappel,  le 21 mars 2012, alors qu’Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac s’apprêtait à débarquer d’un  avion d’Ethiopian airlines pour regagner son poste de travail à Bangui, il a été brutalisé puis refoulé par des hauts gradés de l’armée centrafricaine. Deux jours après, le Cameroun  dénonçait par la voix de son ministre des Relations extérieures, cet incident et saisissait le président en exercice de la Cemac, le Congolais Sassou N’Guésso pour le « règlement » de ce différend. 

Rodrigue N. TONGUE

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