07/04/2012 06:35:52
Rectification coloniale : comme hier à l'Hôtel du Golf, la France a enterré la Souveraineté du Mali !
D’aucuns ont cru en un exercice usuel de communication en situation de guerre médiatique. Aujourd’hui, la réalité est là. Implacable.
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Nicolas Sarkozy

Nous le disions dans une interview accordée récemment à un journal en ligne, qu’un projet de "Rectification coloniale" était conduit par la France en vue de redéfinir les anciennes frontières héritées de la colonisation en créant de nouveaux Etats fantoches mais utiles à ses intérêts.
 
D’aucuns ont cru en un exercice usuel de communication en situation de guerre médiatique. Aujourd’hui, la réalité est là. Implacable.
 
France 24, la télévision d’Etat française, a offert au porte-parole des rebelles Touaregs, un plateau exactement comme à Youssouf Bakayoko le jeudi 02 décembre 2010, et ce vendredi 6 avril 2012, l’annonce de la création de l’Etat rebelle de l’AZAWAD est diffusée en boucle par les media français.
 
L’information n’est pas censurée. Elle ne peut pas être censurée. Surtout pas, lorsque celui qui est venu parler, a bel et bien été invité et comme un grand, il s’est adressé au monde entier, pour dire que le Mali ne représente plus qu’un tiers de l’ancien Mali et que désormais, la zone pétrolifère du Nord jusqu’à Tombouctou, Gao et Kidal, est devenue un nouveau pays.
 
J’imagine donc qu’à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a dû péter le champagne et des cris de joie ont dû réveiller les enfants Sarkozy.
 
Parce que c’est une très bonne nouvelle que de compiler des rebelles islamistes ici et là, puis choisir un pays militairement et économiquement faible avec de vastes territoires "nouvellement" riches en pétrole et ensuite, aider ces renégats à traverser plusieurs frontières pour s’y retrouver, puis en deux temps trois mouvements, créer un nouvel Etat.
 
Ah oui ! Quel exploit ! Vive la France pour que vive l’Etat rebelle de l’AZAWAD !
 
Mais ce n’est pas tout. Dans la Chronique de la Révolution Permanente parue ce même vendredi 6 avril 2012, nous portions à votre connaissance, la présence de soldats Touaregs surarmés dans la région du Banfora au Burkina Faso et à Ferkessédougou dans à la frontière ivoiro-malienne.
 
Nos premières analyses faisaient état soit d’un dispositif Touareg mis en place pour conquérir le petit bout du Mali qui reste soit d’un dispositif de légionnaires français déguisés en Touaregs pour mettre à feu et à sang ce minuscule Mali qui reste.
 
Mais d’autres sources nous demandent de revoir l’approche de cette information. Elles soutiennent détenir des indices très clairs qui montrent que ces Touaregs prépositionnés constituent l’essentiel de la Force de l’ECOMOG en préparation dit-on, en Côte d’Ivoire.
 
Bientôt, ils recevront des moyens logistiques complémentaires promis officiellement par la France et après avoir ôté leurs accoutrements de Touaregs, ils arboreront des tenues de l’ECOMOG pour aller au contact des troupes d’Amadou Sanogo, cette fois-ci, officiellement, au nom de la CEDEAO française.
 
Eh oui. Un service, ça se rend. Ouattara et sa CEDEAO aux ordres de la France ont fermé les yeux et la bouche sur la conquête du Nord du Mali, ce qui a permis au Touaregs de créer leur Etat ; il faut alors rendre la monnaie à cette CEDEAO des vauriens et des minables.
 
En allant massacrer les soldats loyalistes et les jeunes volontaires maliens pour montrer les vrais faux muscles d’une CEDEAO nocive et toxique pour la survie des pays qui la compose, les Touaregs auront remboursé leur dette envers leurs complices qui ont besoin de laver l’affront que leur a infligé Amadou Sanogo en les chassant du territoire malien alors qu’ils y étaient venus pour lui faire la morale pendant que la rébellion Touareg était traitée comme un mouvement politique normal.
 
Mais les résultats très attendus de la rébellion des Touaregs ont été proclamés par la France, que dis-je, par les Touaregs via France 24. Nicolas Sarkozy est en train de sabler le champagne.
 
Comme en décembre 2010, après la mascarade de l’Hôtel du Golf organisée sur France 24 pour proclamer le vaincu comme étant le vrai vainqueur des présidentielles ivoiriennes, le mal malien est consommé.

Capitaine Sanogo
 
Que reste-t-il alors au Mali et du Mali ?
 
Juste des larmes de regret pour avoir emprunté des cars de transport affrétés par Ouattara afin de venir voter dans le Nord de la Côte d’Ivoire en octobre et novembre 2010 mais aussi et surtout, pour avoir mobilisé des mercenaires maliens en mars et avril 2011, avec le seul objectif de venir installer Ouattara au pouvoir dans un pays qui n’est pas le sien et dans lequel il sème la mort et la désolation depuis 2002.
 
Et Amadou Sanogo ? Que lui restera-t-il ?
 
Bien évidemment la mort ou la fuite et après, la capture suivie de son transfèrement à la CPI, pour avoir "tué" des Touaregs morts au combat et devenus civiles maliens après le passage très attendu de France 24.
 
Il lui restera aussi des larmes de regret pour avoir été idiot de se laisser attirer dans un traquenard, lorsque les mêmes qui veulent le tuer maintenant, l’ont persuadé de prendre le pouvoir afin que face à la rébellion Touareg, il y ait une junte militaire qui sera dotée en moyens adéquats pour libérer le Mali.
 
Il lui reste aussi de retrouver ATT (Amadou Toumani Touré, le Président volontairement déchu) celui qui était dans le coup et qui a lâché son peuple, pour que demain, il soit comme Kofi Annan et consorts, médiateur dans des crises créées par les mêmes charognards, afin de se la couler douce, pendant que le peuple malien broiera du noir.
 
Evidemment, s’il le retrouve, il pourra pendre ATT pour Haute trahison, mais aussi et surtout, pour trahison personnelle. Mais il ne le trouvera nulle part. Car il y a longtemps qu’ATT a été exfiltré et mis en lieu sûr par ceux pour qui il a roulé le Mali dans la boue.
 
Du coup, comme les enfants le chantent : « chacun a son tour chez le coiffeur… »
 
Comme pour dire, chaque chose se paie sur terre. Et le Mali n’en a pas encore fini de payer sa dette envers la Justice divine et la Morale.
 
 
A Très bientôt.
                                                     
Hassane Magued

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