07/04/2012 07:05:57
Antenne Libre 07 Avril. Afrique: à quoi sert la démocratie ?
C’est  votre émission Antenne Libre,  avec dans les rôles principaux Didier Ibi Otto, Joli-Beau Koube et Tela Foaleng
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Deux sujets ont retenu notre attention la semaine qui s’achève ; Un est lié à l’actualité immédiate de l’Afrique de l’ouest (le Mali), et l’autre, plus générique et surtout permanent (la démocratie), remise  sous les feux des projecteurs, par la tournure plus ou moins historique des derniers évènements au Sénégal, (élection de Macky Sall à la tête de l’Etat) et au Mali ( renversement d’Amadou Toumani Touré).  Nous vous saurons encore gré de votre fidélité habituelle le samedi 07 avril entre 19 et 21 h heure de Yaoundé

C’est  votre émission Antenne Libre,  avec dans les rôles principaux Didier Ibi Otto, Joli-Beau Koube et Tela Foaleng

1. Mali ; la descente aux enfers

Ce qui était considéré comme une poussée de fièvre épisodique au Nord du Mali eu égard aux attaques récurrentes et fugaces des irrédentistes touarègues, s’est brutalement muée, le temps d’un putsch aussi inattendu qu’insensé, en une situation explosive aux conséquences désastreuses, pour le Mali et toute la sous -région en général.

Le coup de force du capitaine Sanogo, en donnant un coup d’arrêt au processus démocratique pourtant  bien enclenché au Mali, a poussé le pays au bord de l’implosion. Le 05 mars, les rebelles du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), ont officiellement proclamé l’indépendance de l’Azawad, après voir chassé les unités de l’armée régulière des régions de Kidal Tombouctou et Gao, le territoire présumé du « nouvel Etat ». Entre  condamnation tous azimuts du putsch, embargo total  et menace d’une intervention militaire de la CEDEAO, le peuple malien retient son souffle.  Pour compliquer les choses, au péril irrédentiste s’ajoute la menace islamiste avec la participation  aux combats et même la prise de certaines villes comme Tombouctou par des affidés d’Al-Quaida du Maghreb islamique AQMI. Trois interrogations suscitent notre attention:

•    Jusqu’où ira la junte dirigée par le capitaine Sanogo ?

•    Que peut faire la CEDEAO dans la restauration de l’intégrité territoriale du Mali et le retour à l’ordre constitutionnel ?

•    Les rebelles ont-ils les moyens de leur posture indépendantiste ?

Vos contributions nous intéressent

2. Afrique: à quoi sert le démocratie ?

C’est une question qui d’emblée peut paraitre saugrenue, quand on tient compte de la diffusion et de l’importance prise par ce modèle  de gouvernement en Afrique. La démocratie sur le continent est devenu depuis les années 90 un enjeu majeur de développement, un facteur de visibilité et de crédibilité dans le concert des nations civilisées. On prête volontiers aux éléments qui la caractérise des vertus universelles, nécessaires dit-on à l’épanouissement de toute société humaine.

Un Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs, les élections l’alternance au pouvoir, le pluralisme politique, quelle société en théorie  n’en  aurait pas besoin ? la question gagne en relief et en pertinence quand on la replace dans un contexte de déconstruction de l’édifice colonial et de recherche de l’identité perdue de l’Afrique.

La récente agression barbare de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire  et de la Lybie au nom d’une prétendue démocratie, a achevé de convaincre les derniers crédules du caractère inutile et préjudiciable de cet autre gadget de l’occident, exporté en Afrique pour perpétuer sa domination sur le contient noir. Sur le champ politique africain, la pratique de la démocratie est diversement appréciée, son utilité aussi.

Ces deux positions diamétralement opposées donnent déjà le ton d’un débat houleux, qui divise depuis toujours la classe intellectuelle africaine.

- La démocratie est-elle le problème de l’Afrique ?
- L’Afrique en a-t-elle vraiment  besoin ?
- Que propose notre continent pour substituer la démocratie comme modèle de gouvernement ?

Vos réactions sont vivement attendues.

Antenne Libre c'est le Samedi 14h-16h (Montréal), 19h-21h à Yaoundé, 18h-20h à Bamako sur notre lien radio.

Pour participer: +1 514 317 2317 ou info@cameroonvoice.com

Vous pouvez vous écouter par téléphone en composant le (514) 228-3826(Montréal/Canada) ou (832) 280-0705(USA)

 

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