09/04/2012 04:26:06
Afrique. Lorsque Washington marche sur les brisées de Paris
Entretien avec Charlotte Sawyer.
Geostrategie
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Charlotte Sawyer, 2ème entretien avec vous. De manière générale, comment expliquez-vous la défiance que beaucoup d’Européens ont vis-à-vis des Américains et de leurs promesses ?

Charlotte Sawyer. Je crains les Grecs et leurs présents ! La vraie question devrait être : peut-on se fier à la parole d’un homme politique américain qui, – quel qu’il soit, le problème est générique –,soyons sérieux, n’a aucun motif particulier à prendre en compte les intérêts de la France ou de l’Europe, lorsqu’il nous (ou, plutôt, vous) fait une promesse ? À l’évidence, non ! Et ce jugement n’est pas lié à la nature de telle ou telle administration, voire firme.

Prenons un exemple, si vous le voulez bien : en matière d’environnement, en mars 1986, La société Littorale – filiale du groupe Union Carbide, de sinistre mémoire – avait programmé la reprise de la production de l’insecticide Teimik. Rappelons à ceux qui l’ont oublié que celle-ci avait dû être interrompue à la suite de la catastrophe de Bhopal. Et, nous avaient assuré les dirigeants de l’époque, n’aurait jamais dû redémarrer..

Paris – la stratégie du Useful Idiot se chargeant du sale boulot – nous a fortement aidé à nous remettre en selle au Maghreb et en Afrique subsaharienne, ce sans trop nous salir les mains. Les Français assumant, surtout, le rôle du bad guy (2), alors que l’administration Obama – ce qui est, tout de même, un comble – passait pour modérée.

Résultat, après la Libye tombée dans l’escarcelle de nos corporates, le Mali est, également, en train de disparaître, alors que :

Le renversement d’ATT (3) ne faisait pas partie (à moins que) du hidden agenda (4)de l’Élysée, avec votre Sarko, on ne sait jamais… Washington s’accommodera toujours d’un régime de durs dans le ou les États qui se (re)dessinent.

Or, aujourd’hui, c’est bien Ançar Dine qui a chassé – et encore – les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali. Le chef de ces extrémistes takfiri, Iyad Ag Ghaly, se serait emparé de la ville conquise initialement par le MNLA.

Pourquoi dites-vous « chassé – et encore – »  ?

Amadou Toumani TouréParce de nombreux témoignages font état de colonnes mixtes Ançar Dine et MNLA entrant dans les villes. La cassure entre les deux mouvements ne serait, sans doute, pas aussi importante que le MNLA veut bien le dire.

De toute manière, la prise de Tombouctou par des Wall Street Fundamentalists (5) – seuls ou accompagnés – aggrave la crise malienne, mais pas nécessairement pour tout le monde. Je ne suis pas la seule à le dire. Éric Denécé a, notamment,eu des mots très durs sur la crise malienne, soulignant « que le facteur déclenchant de tout cela est l’intervention occidentale » en Libye. Rappelons que Mister Denécé est le directeur du CF2R (6), co-auteur en mai 2011 du rapport Libye, un avenir incertain.

Notre US Department of State (7) a toujours su s’accommoder des rigoristes (religieusement parlant) à Riyad ou à Doha, il fera de même à Tombouctou ou Bamako. Cerise sur le gâteau, Iyad Ag Ghaly est un proche du GSPC-Aqmi8, grand adversaire de la présence française, notamment d’Areva, dans la région. À ce stade, la montée en puissance d’Ançar Dine n’est qu’une étape dans les manœuvres de vous évincer de cette partie, si riche en minerait, du continent africain. À meilleurs preuve, et dernier signe qui ne trompe pas, Paris et Bruxelles ont dû demander à leurs ressortissants de quitter le Mali. Et Washington, au fait ?

Et, selon vous, la France prend-elle la mesure de la situation ?

Absolument pas. Curieusement, Juppé (pourtant d’ordinaire plus interventionniste), a, certes reconnu que « la situation en Libye, et la circulation des personnes et des armes, ont ravivé ce conflit et favorisé l’offensive de la rébellion en janvier » mais – car, il y a un mais – « elles ne l’expliquent pas », a exclu que la France envoie des troupes au Mali pour y garantir l’intégrité et la sécurité du pays.

Une posture qui a déclenché l’ire de Conakry Infos, pour qui « quand le chef de la diplomatie française indique qu’il n’est pas question pour la France de déployer des troupes au sol pour ramener l’ordre et la stabilité au Mali, on se dit que c’est l’ultime insulte que cette ancienne puissance coloniale assène à toute l’Afrique. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que c’est parce que cette même France, aux côtés d’autres puissances, a choisi de déclencher une guerre en Libye, que le Mali se retrouve aujourd’hui en lambeaux ».

Il a été dit que l’essentiel des contingents qui ont pris les armes contre Bamako étaient d’anciens mercenaires de Kadhafi ?

Pour certains, c’est probable, mais rien de précis n’a étayé cette accusation. En revanche, ce qui est avéré est que des éléments touaregs ont été vus descendant dans le Sahara à bord de Toyota Salut-Lux utilisés par les rebelles libyens affiliés à Al-Qaïda9. Comme l’a souligné Nile Bowie, « Bien qu’il puisse être difficile de distinguer les véritables protagonistes de la violence dans le nord du Mali, la résurgence de leur activité s’est grandement intensifiée en raison de leur accès aux mortiers, aux mitrailleuses, aux armes antichars et antiaériennes appartenant initialement au Groupe islamique combattant en Libye (GICL), une organisation radicale10 » (11).

Vous n’avez pas l’air très surprise lorsque qu’on évoque la participation française à l’élimination d’un chef d’État comme le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, ?

Non. Parce que, on l’oublie trop aisément, la partie autoproclamée des droits de l’Homme que prétend être la France a une longue tradition de violation des principes dont elle fait si grand usage – sous forme de conseils, il s’entend – à l’égard des autres.

Souvenez-vous, en mars 1986, Paris avait procédé, sans sourciller, à l’expulsion de deux activistes fondamentalistes irakiens, Hamza Faouzi et Hassan Kheir Eddine en direction de leur pays d’origine. Il est vrai qu’à l’époque ceux qui vous gouvernaient embrassaient littéralement sur la bouche, feu Saddam Hussein ! Pourtant, des voix – à commencer par celle de l’avocat de Mr. Faouzi, Me. Mourad Oussedik, dénonçant ce qu’il appelait alors « un troc odieux » instauré « pour des raisons qui restent encore mystérieuses », avait déposé plainte contre le Premier ministre du moment pour « meurtre, complicité de meurtre avec préméditation, séquestration arbitraire et voies de fait » – s’étaient fait entendre. Aussi vainement que lors de la Guerre de Libye et ses crimes de guerres occidentaux...

Et, pour revenir à la liquidation extrajudiciaire de Mr. Kadhafi, je reste persuadée que le rôle central a été joué par nos drones de combat MQ-9 Reaper (12). Un engin disposant de 6 points d’emport, permettant des charges offensives. Les munitions emportées étant des GBU-12 Paveway II, des engins air/sol AGM-114 Hellfire. Notre bonne vieille CIA disposant des siens en propre et n’ayant pas à « emprunter » ceux de l’Air Force ou de l’Army...

Selon vous, les Européens ont tort de s’impliquer dans le dossier syrien ?

Doublement, oui. Primo, à terme, cela ne va pas, France en tête, leur rapporter grand chose...

Pour quelle raison ?

Bien ! D’abord, quoi qu’en dise votre insignifiant chef de la diplomatie, l’opposition armée made in Foreign Office du SOHR(13) a, semble-t-il, mangé son pain blanc. Donc si le régime actuel s’en sort, il gardera une sacrée dent contre ceux qui ont comploté contre lui. Et, si la prudence devrait conduire Damas à ne pas s’opposer frontalement à Washington, Paris a toutes les mesures nécessaires – vu le Bashar bashing du Quai d’Orsay – pour, comme disaient mes camarades d’études à Paris, « se faire tailler un costard ». C’est bien ça ?

Bachar el AssadSeconde hypothèse, moins d’actualité, mais qu’il faut bien évoquer : Bachar el-Assad tombe. La New Syria fera comme la plupart des so called (14) printemps arabes, elle glissera dans le camp des amis de l’Amérique. Les Syriens vous commanderont des brouettes, quelques caisses de Veuve Cliquot ou de Merlot (si les Fundamentalists sont OK pour ça) et, ensuite, bye-bye Airbus, Vallourec et Véritas et vive Boeing et Bechtel Corp. !

Sans compter que si les choses devaient déraper, la Syrie a les moyens militaires de ternir tête à la France. SAMs15, MiG-29, hélicos de combat, troupes aguerries, etc. Et, puis, vous savez, on ne sait jamais ce que l’adversaire peut avoir en réserve. Souvenez-vous des Irakiens face à l’Iran, lors de la « guerre des pétroliers » (1986), il surent parfaitement adapter leurs Super Frelon au tir des missiles air/mer AMM-39 Exocet. Et, plus près de nous, souvenez-vous du sort fait au Hanit par le Hezbollah…

Vous parlez de la corvette israélienne quasiment envoyée par le fond en 2006 ?

Oui, tout à fait. L’affaire vaut qu’on y revienne, car elle résume à elle seule la problématique des flottes occidentales face une forme particulièrement agressive d’engagements côtiers : Le 12 juillet 2006, alors qu’elle croise à une vingtaine de kilomètres au large de Beyrouth, la corvette Hanit16 est touchée par un missile surface/surface, très vraisemblablement un C-802 Kosar(17), tiré depuis la côte par le Hezbollah.

Endommagée à bâbord arrière, juste au-dessus de la ligne de flottaison, le Hanit (18) dût regagner Ashdod (19) pour réparation ce après que l’équipage ait réussi à maîtriser un début d’incendie. Quatre marins israéliens ont perdu la vie lors de cette attaque.

Pour les marines du monde en général – et les marines occidentales tout particulièrement – cette attaque constitue une très mauvaise surprise. En effet, ses ennemis potentiels, pratiquant, ou non, la guerre asymétrique – ici le Hezbollah, mais, encore plus, les Syriens, maîtrisant les tactiques militaires soviétiques les plus classiques – ont, désormais accès à des armes navales de moyenne et longue portée der dernière génération. À noter que la corvette Hanit, était équipée de systèmes de défense électronique sophistiqués antimissiles. Mais – convaincus de son invulnérabilité et de l’absence de tout danger – les officiers du Hanit ne les avaient pas activés. Il est également vrai que ces systèmes présentaient le risque d’interférer inopportunément avec les systèmes électroniques de l’aviation, très active dans le secteur. Ce qui est strictement le cas des navires de l’armada occidentale déployée en Méditerranée, face à la Syrie, aujourd’hui.

Cerise sur le gâteau pour les Occidentaux, la situation n’est pas, non plus très brillante, en termes de guerre aérienne. Ce qui n’arrange rien.

Dans quel sens ?

D’abord, en fonction d’un constat général : l’option du tout aérien – tel que défini par des théoriciens avertis comme John R. Boyd (20) et John A. Warden III (21) – pour gagner une guerre n’est plus tellement d’actualité. Israël, si malencontreusement guidé par Dan Haloutz (gavé aux idées de Douhet et de Warden) a perdu sa guerre aérienne de 2006. Quant au Nato22, alignant la fine fleur des armées de l’air à sa disposition (plus deux armées de l’air arabes les mieux dotées), il lui a fallu HUIT mois pour écraser la non-puissance militaire libyenne. Sans arriver – ce qui est, soit, un comble, soit, relève d’un hidden agenda parfaitement élaboré – à imposer une relève politique stable. Pas de quoi faire le beau devant les dames !…

Qui plus est, les nouvelles têtes pensantes du Pentagone, le Chairman of the US Joint Chiefs of Staff (CJCS, chef d’état major interarmes), le général Martin E. Dempsey, et le patron du US Central Command, le général James N. Mattis, ont admis que l’Air Force prendrait de gros risques à s’en prendre à la Syrie, en raison des systèmes antiaériens russes livrés récemment.

Les autres grandes figures de notre belle armées ont peut-être un tout autre avis, mais ils n’ont pas été consultés.

Pourquoi donc ?

Le génial (enfin c’est surtout son fan club qui le dit), David Howell King Petraeus, désormais patron de la CIA et Director of Intelligence, ne vibrillone plus au Pentagone. Il n’a, visiblement, pas été consulté par ses anciens petits camarades.

Stanley A. McChrystal, encore moins ! L’ancien patron du Joint Special Operations Command (JSOC) puis de l’ISAF en Afghanistan, a été viré par Obama. Depuis décembre 2011, passé dans le privé, il est au service du groupe Siemens et est, par ailleurs, membre des boards23 de JetBlue et Navistar International.

Pour finir, Dempsey et Mattis sont beaucoup plus méfiants que Juppé & co. à l’endroit des Contras syriens. Nos deux hommes de l’Art (de la guerre) ont admis que si la NSA et l’Air Force continuaient à exercer une surveillance aérienne et spatiale de la Syrie, ça n’était plus tellement pour fournir des renseignements à l’Armée syrienne libre (ASL), mais pour s’assurer que nos Wall Street Fundamentalists ne mettaient pas la main sur des trucs trop létaux, du genre babioles chimiques et biologique. Pendant ce temps, votre belle diplomatie élyséenne continue à leur servir la soupe…

Pour passer à autre chose : selon -vous, Mohamed Merah, a-t-il pu être manipulé ou instrumentalisé ?

Probablement. Mais quand ? L’individu a semblé, à un moment, manquer de caractère. Mais jusqu’où ? Si l’on doit parler de la théorie du False flag, qui ferait de Merah l’instrument d’une opération élaborée. Pourquoi pas ? Mais de la part de qui ?

False flag ?

La théorie du False flag en cette affaire, nous la devons à l’opposant (de gauche) israélien, Gilad Atzmon, auteur, sur son site d’un papier intitulé : « Is it an Israeli False Flag Again? »

Atzmon pose donc la question qui tue : et si Mohamed Merah que l’on accuse de fondamentalisme, travaillait sous une « fausse bannière » ? Une référence au vocabulaire des militaires (et des spookies (24)) :les opérations sous fausse bannière (False flag) étant des actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l’ennemi, dans le cadre d’opérations spéciales. Comme False flag, visant la France, on citera l’attentat de Karachi en 2002, attribué à Al-Qaïda mais qui aujourd’hui serait davantage une opération de représailles d’officines barbouzardes pakistanaises, causée par le non versement de rétro-commissions sur les livraisons de sous marins français au Pakistan.

Tout le problème de la thèse évoquée par Atzmon est, qu’au-delà de lancer le débat du False flag, à propos de Mohamed Merah, il n’amène aucune preuve formelle à ses dires et nous laisse sur notre faim. Too Bad (25) ! Et, pourquoi un False flag israélien, d’ailleurs ?

Certes, on en apprend tous les jours sur Mohamed Merah. Merah, touriste du djihâd en Afghanistan ? Pas seulement. Si l’on en croit le quotidien serbe Kurir, Mohamed Merah – au-delà des zones tribales entre l’Afghanistan et le Pakistan – aurait fait un saut en Bosnie, où – un hasard, of course ! – nos Services de Renseignement ont littéralement table ouverte.

Or, selon des sources israéliennes, Merah aurait assisté, en Bosnie, à des conférences organisées par la branche bosniaque de l’association allemande (dissoute) Einladung zum Paradies26, où il aurait été pris en main et passé au moule takfiri. Merah se serait aussi rendu, en 2012, à une lecture27 du prédicateur radical28 Muhamed Seyfudin Ciftçi. Donc, là aussi, un possible False flag. Mais sans Israéliens dans la boucle.

Pour rester dans les brumes opaques du False Flag, on notera que si Al-Qaïda Maghreb islamique (Aqmi) figurait bien, en toutes lettres dans la liste Foreing Terrorist Organization (FTO), du US Departement of State, accolé au Al-Jamaa`atu l-Salafiyyatu li l-da`wati wa l-Qitaal (Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC), permettant aux services concernés de repérer les éventuelles personnes suspectes, Aqmi a mystérieusement disparu de la seconde liste de ce même ministère, la fameuse Terrorist Exclusion List (FTL), qui ne mentionne explicitement plus que le GSPC. Deux précisions importantes :

1° La FTL a été publiée après le Patriot Act de 2001, supposément avoir durci la donne en matière de lutte antiterroriste.

2° De fait, les membres d’Aqmi – sauf à avoir appris par cœur l’ensemble des noms contenus dans la FTO – ne sont plus interdits de circulation aux États-Unis.

Notes

[1] L’Énéide, 2, 49, Virgile.

[2] Mauvais garçon.

[3] Amadou Toumani Touré, président du Mali, et proche de la France.

[4] Plan secret.

[5] Ceux que Jacques Borde appelle les djihâdistes de marché.

[6] Centre Français de Recherche sur le Renseignement.

[7] Ministère des Affaires étrangères.

[8] Charlotte Sawyer reprend, ici, la classification Foreing Terrorist Organization (FTO), du US Departement of State, qui ne fait pas de différence entre Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et Aqmi.

[9] Arab Spring Bleeds Deeper into Africa, Asia Times (24 mars 2012).

[10] C’est le moins qu’on puisse dire. En effet, Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya (CGIL, Groupe islamique combattant en Libye (GICL), a rejoint rejoint Al-Qaïda. Ralliement officiellement confirmé en 2007. Rappelons que le CGIL est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis et du Royaume-Uni. Et, est considérée par l’Onu comme proche d’Al-Qaïda et à ce titre sanctionnée par le Conseil de sécurité des Nations-unies.

[11] Washington Political Destablization Agenda in Africa: Separatist War Looms in Post-coup Mali, Global Research (31 mars 2012).

[12] La Faucheuse, autrement dit la… mort, en français.

[13] Syrian Observatory of Human Rights, en français : Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

[14] Supposés.

[15] Missiles sol/air.

[16] Une corvette de classe Sa’ar V.

[17] À l’origine, made in China. Mais, il en existe une version iranienne.

[18] Concernant l’affaire du Hanit, la meilleure source, en français, reste l’excellent article de Frédéric Stahl, Le Liban dans la tourmente, revue Navires & Histoires, numéro 38 (octobre-novembre 2006).

[19] La base navale d’Ashdod. De mémoire, son port d’attache.

[20] Sensiblement différente de celle de Warden, Boyd estime que l’on peut paralyser l’ennemi en opérant à l’intérieur de son cycle Obser­vation, Orientation, Décision; Action, autrement du la boucle OODA, dont il reste le grand artisan. En fait, Boyd est la figure la plus connue d’un groupe, comprenant également le colonel Everest Riccioni et Pierre Sprey, s’appelant eux-mêmes la Fighter Mafia, au sein du QG de l’USAF.

[21] Le dogme dit des Cinq Cercles (lui-même d’inspiration très douhetiste), qui stipule expressément que, parmi les cibles légitimes, (4ème Cercle) la « population civile ».

[22] Otan, en français.

[23] Conseils d’administration.

[24] Barbouzes.

[25] Dommage.

[26] Invitation au paradis.

[27] Anglicisme. Conférence, en fait.

[28] Dans ce sens là: extrémiste.

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