11/04/2012 02:10:43
Marché de la biométrie. Camerounais, Sud-Africains et Français en concurrence
Les Canadiens et les Allemands déjà hors course…
Le Messager
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Fonkam Azuu Elecam

Les Canadiens et les Allemands déjà hors course…

Chacune des entreprises de ces pays devra encore procéder à une démonstration sur site pour convaincre le gouvernement et Elecam de leur céder la mise sur pied de la refonte du fichier électoral.

La guerre des nerfs est loin d’être terminée pour les entreprises ayant soumissionné au marché de la refonte biométrique des listes électorales d’Elections Cameroon (Elecam). Si l’on sait désormais que le Canadien Code Inc et l’Allemand Safe Id retenus il y a une dizaine de jours parmi les cinq opérateurs devant procéder à une démonstration devant le jury d’Elecam sont officiellement recalés après une concertation entre la direction générale des élections et le gouvernement qui financera l’opération, l’inconnue demeure sur l’identité de l’adjudicataire final de ce marché qu’Elecam évalue à 20 milliards de francs Cfa. Car dans l’ordre publié par l’instance en charge de l’organisation des élections, le français Gemalto ; le sud africain, Waymak Infotech et le collectif des ingénieurs camerounais sont retenus depuis lundi 9 avril 2012 pour une ultime sélection.

Le choix final se fera en fonction de la capacité des trois entreprises à s’adapter aux spécificités géographiques, sociologiques et énergétiques du Cameroun profond. Et également l’offre financière des opérateurs. A titre d’exemple, l’offre des Sud-Africains s’avère la moins disante. Elle s’évalue à 6, 2 milliards de Fcfa. Elle est talonnée de près par celle des Camerounais qui se chiffre à 6,3 milliards de Fcfa. Plus loin, celle des Français, un peu plus onéreuse frôle les 9,5 milliards de Fcfa. Mais quelle que soit l’entreprise retenue, elle devra intégrer dans son cahier de charges, la formation des agents d’Elecam, l’impression des cartes d’électeurs et l’entretien du matériel mis à la disposition de l’organisme. Ce qui justifierait alors la rallonge qui amène à évaluer le budget global de l’opération de refonte par biométrie à 20 milliards de Cfa.

Aussi, n’est-il pas exclu, selon nos sources à Elecam, que l’on procède à une combinaison de deux entreprises pour assurer la célérité de la refonte des listes électorales. D’où l’information selon laquelle les Sud-Africains pourraient procéder aux inscriptions proprement dites et les Camerounais se contenteraient alors de l’impression des cartes sur support Pvc (plastique floqué des informations sur l’électeur). Le français Gemalto s’étant déjà lié contractuellement avec une autre entreprise camerounaise n’ayant pas soumissionné au marché d’Elecam pour l’impression des cartes d’électeurs. Mais, on n’y est pas encore.

Ce qu’on sait également, c’est que seules les inscriptions seront biométriques, le scrutin lui-même ne le sera. Car, nulle part Elecam n’a prévu 25 000 kits (portables, appareil photo, terminal pour empreintes digitales) correspondant aux 25 000 bureaux de vote du pays. La demande en matériel biométrique a été calquée sur les 360 antennes communales de l’organisme et environ 200 équipes mixtes.

Rodrigue N. TONGUE

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