12/04/2012 04:35:49
Congo. Arrestation de deux avocats pour « atteinte ŕ la sureté de l'Etat »
Le ministre congolais de la Justice, Aimé Emmanuel Yoka, a annoncé mercredi à Brazzaville, l' arrestation de deux avocats pour atteinte à la sureté de l' Etat.
Xinhua
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Le ministre congolais de la Justice, Aimé Emmanuel Yoka, a annoncé mercredi à Brazzaville, l' arrestation de deux avocats pour atteinte à la sureté de l' Etat.

"M. Ambroise Malonga et M. Ombessa, avocats du colonel Marcel Tsourou interpellé pour l' enquête du drame de la poudrière de Mpila le 4 mars dernier ont été arrêtés et déférés à la maison d' arrêt de Brazzaville pour atteinte à la sureté d' Etat, pour avoir voulu tenir une conférence de presse dans un camp militaire", a déclaré Yoka à la presse.

"Si M. Ambroise Malonga et M. Ombessa ont été arrêtés, ce n' est pas en rapport directement avec les évènements du drame de Mpila, c' est parce qu' ils ont tenté de donner une conférence de presse dans un camp militaire, précisément dans la maison du colonel Marcel Tsourou", a-t-il insisté.

"L' introduction dans un camp militaire est incriminée par la loi comme étant l' atteinte à la sureté de l' Etat, selon l' article 83 de la loi congolaise .S' ils avaient tenu cette conférence de presse chez lui, ils ne devaient pas être arrêtés", a souligné le ministre Yoka.

M. Malonga et M. Ombessa devaient en effet tenir une conférence de presse lundi dernier dans un hôtel de Brazzaville, pour dénoncer le refus des autorités congolaises de leur permettre de rentrer en contact avec leur client détenu depuis le 30 mars dernier à la Direction générale de la sécurité d' Etat. Ayant été empêchés par la police, ils ont décidé de la tenir chez leur client, le colonel Marcel Tsourou.

Le colonel Marcel Tsourou est le Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité du Congo, rappelle-t-on.

A cette occasion, le ministre congolais de la justice a précisé que: "le colonel Marcel Tsourou est l' objet d' une enquête administrative, mais il n' est ni inculpé, ni cité à comparaître donc ne peut être visité par ses avocats".

Le 23 mars dernier, le ministre Yoka, avait déclaré à la presse que les travaux de l' expertise internationale en matière d' explosion des dépôts de munitions avait retenu six cas de figure possible de ce drame dont : "l' action de l' homme 28% ; de l' auto inflammation 26% ; d' origine inconnue 22% ; d' origine connue 9% ; de la manutention 9% ; et du court circuit 6%".

Cette enquête conduite par des experts, avait-t-il affirmé, devrait dans les prochains jours établir à quel cas pourrait se rattacher le drame de Mpila qui a occasionné 292 morts, 2300 blessés et quelque 14.000 sans abris.

Xinhua

 

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