22/04/2009 13:33:25
Affaire Lapiro: le sous-préfet refuse de comparaître
Que fera la tribunal le 28 avril ?
Le Jour
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Me Youssoufou Ibrahim, huissier de justice près la Cour d’appel de l’Adamaoua et vice-président de la Chambre des huissiers de justice du Cameroun a été commis par Lambo Sandjo Pierre Roger alias Lapiro de Mbanga pour notifier Simon Kwenti Ndoh, sous-préfet en poste à Mbanga lors du mouvement populaire de revendications sociales de février 2008, sa convocation à comparaître à l’audience du 28 avril 2009. Joint hier mardi 21 avril 2009 au téléphone par Le Messager, Simon Kwenti Ndoh, avoue n’être au courant d’aucune notification de même qu’il s’étonne d’avoir été attendu aux précédentes audiences. “Je ne suis au courant de rien jusqu’ici”, affirme Simon Kwenti Ndoh, avant d’ajouter “J’ai trop de travail ici, ce n’est pas facile de me libérer, peut-être que je serais à la prochaine audience si je reçois la permission de ma hiérarchie.” Seulement, selon les sources du Messager, le “ chef de terre ” aurait refusé de signer sa notification à comparaître en qualité de témoin à charge.


En janvier 2009, la liste des témoins de la partie civile dans l’affaire opposant le ministère public, la Société des plantations de Mbanga (Spm) et le Centre divisionnaire des impôts (Cdi) de Mbanga a été communiqués à la cour. Depuis lors, quatre audiences ont eu lieu et ont été consacrées à l’interrogation et le contre-interrogation des témoins. Seulement, la procédure est bloquée par l’absence d’un témoin capital, Simon Kwenti Ndoh, sous-préfet de Mbanga en poste au moment des émeutes de fin février 2009. Annoncé pour comparaître à l’audience du 20 mars 2009, il répond absent, de même qu’à l’audience du 8 avril.


Aucune raison valable ne sera produite. Le ministère public se contentera de demander qu’on lui accorde un mois pour tenter de saisir le concerné. Ce à quoi se sont opposés en vain les avocats de Lambo Sandjo Pierre Roger alias Lapiro de Mbanga. Pourtant, lors de l’audience du 20 mars 2009, l’avocate générale avait rassuré la cour de sa présence à la prochaine audience (du 8 avril 2009).

Au courant de celle-ci, le ministère public va affirmer qu’il s’était trompé en envoyant la notification à Mbanga au lieu de Ngaoundéré. Et qu’en plus, Simon Kwenti aurait conseillé au ministère public d’obtenir au préalable l’autorisation de sa hiérarchie, le gouverneur de la région de l’Adamaoua. Raison pour laquelle l’avocate générale demandait un report d’un mois pour acheminer ce courrier.
C’est pour éviter la demande d’un autre report lors de l’audience du 28 avril que Lapiro de Mbanga a tout d’abord par l’intermédiaire de son épouse, sollicité le mandement de comparaître de ce dernier témoin afin que celle-ci prenne les dispositions nécessaires de son acheminement. Ce qui lui a été refusé. Or, il se trouve que pour faire comparaître le ministère des Finances, partie civile, c’est l’épouse de Lapiro de Mbanga qui avait acheminé contre décharge le mandement de comparaître. Curieux, non ?

Nathanael Njog

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