20/04/2012 04:18:06
Mali. « Pas un jour de plus après les 40 jours d'intérim de Dioncounda »
Le président de la république par intérim du Mali, Pr. Dioncounda Traoré « doit quitter » à la tête du pays après les 40 jours d’intérim, a indiqué jeudi Hammadoun Amion Guindo, président de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) lors d’une conférence de presse.
Xinhua
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Dioncounda Traoré

Le président de la république par intérim du Mali, Pr. Dioncounda Traoré « doit quitter » à la tête du pays après les 40 jours d’intérim, a indiqué jeudi Hammadoun Amion Guindo, président de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) lors d’une conférence de presse.

La COPAM est un regroupement de plusieurs associations, mouvements et partis politiques. Son président est par ailleurs le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).

Selon les militants de la COPAM, après le retour à l’ordre constitutionnel c’est la constitution de 1992 qui doit être appliquée et complétée par l’accord-cadre, signé entre la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest, Ndlr) et le CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat, junte militaire, Ndlr).

« L’intérim du président Dioncounda Traoré va prendre fin après 40 jours de gestion, conformément à l’article 36 de la constitution. Il n’aura pas un jour de plus. S’il refuse de partir nous allons le déloger », a déclaré M. Guindo.

S’agissant du mandat des députés, le président de la COPAM a rappelé qu’il doit s’achever le 10 août 2012 conformément à la constitution. « Après ce délai, ils ne seront plus des députés maliens, mais ceux de la CEDEAO » ajoutant ainsi « ils doivent aller siéger à Abuja ».

Evoquant les récentes arrestations opérées par la junte militaire, la COPAM estime que « chacun doit répondre de ses actes. Avec l’évolution de la situation, tout le monde peut être interpellé ». Cependant, la coordination a tenu à ce que les conditions de détention ’’respectent’’ les normes et que les dossiers soient transmis à la justice. Il est à noter que la conférence a enregistré la présence de certains leaders et responsables de regroupement politiques, notamment Dr Oumar Mariko du parti SADI, Pr. Younouss Hamèye Dicko du RDS. Il est à signaler que l’ensemble de ces militants se retrouvent dans d’autres regroupements tels que le Mouvement populaire du 22 mars (MP22) ou l’Alliance pour la démocratie et la république (ADR), qui ont soutenu la junte militaire juste après le coup d’état militaire du 22 mars dernier.

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE