23/04/2012 05:13:34
Syndrome de Brazzaville. Explosion d'une poudrière à Yaoundé
La déflagration d’une soute à munitions du secrétariat d’Etat à la défense vendredi 20 avril 2012 crée la panique dans la capitale.
Le Messager
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La déflagration d’une soute à munitions du secrétariat d’Etat à la défense vendredi 20 avril 2012 crée la panique dans la capitale.

Il était environ trois heures du matin, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 avril 2012, lorsque les habitants des quartiers Melen, Mokolo, Elig-Effa, tous voisins du Camp Yeyap (où est basé le secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie) ont entendu une forte détonation. Brutalement réveillés par ce vacarme, les résidents de ces quartiers se sont à l’instant rappelés la terrible nuit du 6 avril 1984 : La tentative du putsch organisé par des éléments de l’ex-garde républicaine.

Un habitant des environs du quartier dit Camp Yeyap, rencontré par Le Messager au petit matin du samedi 21 avril dernier explique : « Lorsque j’ai entendu ce bruit qui était énorme et abasourdissant, un peu comme une explosion ou alors un bombardement, je me suis immédiatement réveillé et j’ai réveillé aussi précipitamment et dans la panique, toute ma famille. Prudemment, je suis sorti guetter le dehors, et j’ai aperçu une énorme fumée épaisse au niveau de la cavalerie de la gendarmerie nationale. Je me suis dit alors que c’est certainement un incendie, et peut-être aussi une guerre qui était entrain d’être lancée. Alors, je suis rentrer chez moi pour commencer à rassembler les effets les plus transportables, et j’ai aussi alerté mes proches qui étaient dans d’autres quartiers de la ville de Yaoundé et ailleurs ».

Comme ce père de famille, presque tous les habitants des quartiers alentour, ont été pris de panique dans cette nuit suite à cette explosion qui pouvait effectivement laisser penser au début d’un subit conflit armé. Face aux flammes que l’on apercevait de loin dans le Camp, après la tonitruante explosion, et dans la panique généralisée, certains résidents de ces quartiers ont envisagé l’évacuation. Il a fallu attendre plus d’une heure, notamment avec l’arrivée des pompiers, alors que des populations, toujours paniquées, allaient et venaient dans tous les sens, pour savoir exactement ce qui se passait au niveau de la gendarmerie. Il s’est donc agit d’une explosion d’un dépôt de munitions, localisé au niveau de la cavalerie de la gendarmerie nationale, et apparemment mal entretenu.

Le secrétaire d’Etat à la Défense réveillé en pleine nuit y a accouru. Et après les éléments sortis des premiers constats, un communiqué de presse du ministre de la Défense a été lu dès 8 h au matin de ce samedi 21 avril 2012 dans les médias d’Etat. Si le communiqué du Mindef ne donne pas des éclairages sur les fondements de cette explosion, il faut avouer que les populations ont eu en tête la terrible explosion qui a eu lieu récemment au Congo-Brazzaville et qui a fait de nombreux morts. Affaire à Suivre.

Jean François CHANNON

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