24/04/2012 02:31:33
Trafic à Njombé. Des présumés voleurs d'enfants sous les verrous
Les enquêtes se poursuivent pour retrouver le bébé d’Elise Doumbè, volé vendredi 21 avril 2012.
Le Messager
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Njombé

Les enquêtes se poursuivent pour retrouver le bébé d’Elise Doumbè, volé vendredi 21 avril 2012.

Le nommé «Gabonais» ainsi que sa compagne, de même que Roger Mbanga, jeune homme dont l’identité n’a pas été révélée, séjournent dans les cellules de la brigade de gendarmerie de Njombé et du commissariat de sécurité publique de la même ville. Ils sont accusés d’avoir volé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, Naturelle Touko, le nourrisson âgé de deux mois appartenant à Elise Doumbè. Cyprien Doumbè, un cousin de la victime relate les faits. «Ces bandits sans foi ni loi sont entrés par effraction dans la maison en matériaux provisoires et se sont saisis de l’enfant alors que sa mère dormait». Un crime n’étant pas parfait, ils seront trahis dans leur élan par des maçons qui coulaient une dalle à un jet de pierre du lieu du crime. Ces derniers disent avoir trouvé trop suspect la manière avec laquelle le nommé «Gabonais» manœuvrait sa voiture à une heure tardive de la nuit comme s’il avait le diable aux trousses.

Interpelé à son domicile pour besoin d’enquêtes, il va nier les faits. Le pot aux roses sera découvert lorsque des tickets de péage seront trouvés dans ses poches au même titre qu’une voiture dont il nie la propriété. Après «Gabonais», la police mettra le grappin sur Roger Mbanga qui reconnaît avoir mené des actions spéciales avec «Gabonais». Et en venant perquisitionner chez le principal suspect, les forces de l’ordre tomberont sur un jeune homme qui, interrogé, passera  aux aveux et éclairera la lanterne des enquêteurs en reconnaissant le trafic des enfants qui a pignon sur rue dans le département du Moungo au même titre que les autres régions du Cameroun. Notre interlocuteur poursuit. «La méthode est simple. Dès qu’ils localisent ce qu’ils considèrent comme une proie, ils la filent surtout si la commande est déjà passée. Ce sont des gens qui n’ont aucune activité mais vivent comme des pachas. C’est à Douala que les enfants volés sont débarqués en attendant d’être transférés à l’international. C’est un vaste réseau qu’il faut absolument démanteler. Ce cas nous donne l’occasion de revenir sur les autres cas qui nous ont échappés», dit un policier en service au commissariat de sécurité publique de Njombé.

Si dans la foulée, trois enfants volés ont été retrouvés au quartier Ndokoti de Douala dans le cadre de cette affaire, pas de trace de Naturelle Touko, l’enfant d’Elise Doumbè qui reste introuvable. «Pourquoi a-t-il fui s’il ne connaît rien dans cette affaire? Pourquoi avoir menti tout au long de l’enquête? Pourquoi dit-il qu’il est médecin traditionnel alors qu’il n’en est rien? Il faut qu’il s’explique au même titre que ses complices. Nous n’allons pas lâcher prise tant que le bébé ne sera pas retrouvé». Comme Vanessa Tchatchou, Elise Doumbè croise les doigts et attend. Nous y reviendrons.

Etame Kouoh

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