28/04/2012 03:22:58
Ma conviction. Dieu a déjà décidé le retour de Gbagbo en Côte d'Ivoire...
Comment cela se fera? Je ne sais pas, mais autant Wade est tombé au Sénégal, attendons de voir ce qui sera du cas de Sarkozy et nous allons continuer les échanges et les analyses en attendant le 18 Juin 2012.  Dieu n’a pas encore dit son dernier mot, mais reconnaissons qu’il est entrain de le dire progressivement… Suivez mon regard!
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Laurent Gbagbo

Ma conviction est que Dieu a déjà décidé le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire…

De plus en plus, je reçois des emails dans lesquels mes correspondants pro-Gbagbo et pro-Alassane se font «la guerre»… A la place des arguments pour défendre la position de son camp, ce sont des injures, des menaces et la haine qui prennent de l’ampleur contrairement au calme apparent.  

Je respecte la position de chacun d’autant que chacun doit respecter la mienne... Je prends la peine d'écrire ces quelques mots pour dire qu'il serait souhaitable et intéressant de voir que chacun argumente sa position sans injures, sans menaces et sans haine à l'égard du prochain. Certes, nous avons toutes les raisons de vouloir nous entre-tuer, d’en découdre les uns avec les autres pour ce que nous venons de vivre depuis 1999… Ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire est tel que chacun de nous a son idée de qui a fait quoi et de qui n'a rien fait. De qui est coupable et de qui est innocent. Et puis Dieu a la sienne qui est la vraie d’ailleurs…

Nous sommes tous conscients qu’en Côte d’Ivoire, il n’y a pas eu d’élections  présidentielles en 2010. Il y a eu un semblant d’élection afin de parachever la guerre entamée depuis le 19 Septembre 2002. Cela a été bien planifié et bien orchestré dans les laboratoires du réseau international qui gère ce monde. Cette « élection de guerre » qui s’est terminée par une «guerre d’élection»  a vu la victoire (de la guerre) d’un camp et la perte de l’autre camp. La guerre terminée depuis le 11 Avril 2011 (date désormais célébrée par les uns et maudite par les autres), que nous soyons du côté des vainqueurs ou de celui des perdants, l’heure est à l’après-guerre pour tous, dans l’intérêt suprême de la Côte d’Ivoire, on suppose…

Nous devons certes continuer de nous battre pour sortir notre pays du joug de la Françafrique, du poids de l’imposture, de l’invasion sous-régionale et de la promotion de l’inculture, ainsi que des crimes et des criminels. Nous devons aussi œuvrer pour que le rêve d’une souveraineté de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique soit une réalité un jour…

Laurent GbagboTout ceci peut se faire en défendant nos idéologies dans nos partis politiques, nos associations et nos mouvements respectifs, et aussi en manifestant pacifiquement pour nous faire entendre à travers le monde et faire triompher notre part de vérité.

Autant découragement n’est pas ivoirien, autant l’option de va-t-en-guerre n’est pas ivoirienne… On se connaît entre-nous! Il ne sert à rien de vendre des illusions qui conduiront nos peuples à l’abattoir comme si nos 3000 morts ne nous suffisaient pas!

Ce n’est pas parce que le voisin a agressé notre maison qu’en revanche, nous devons agresser la même maison pour faire comme lui!

Ce n’est pas parce que le voisin a tué les nôtres qu’en revanche, nous allons tuer les nôtres pour faire comme lui!
Nous n’avons pas pu repousser l’agresseur qui a tué notre peuple hier (2002-2010) quand ses moyens de guerre étaient hors de nos frontières. Ce n’est pas maintenant qu’il est installé au cœur de notre pays, dans nos forêts, nos villages, nos maisons, nos bureaux, nos ministères, notre parlement et j’en passe, que nous allons lui servir ce peuple sur « un plateau de génocide… »

Je ne demande pas à un ivoirien d’aller faire la guerre dans un pays voisin. Néanmoins, la Côte d’Ivoire ayant été agressée par des voisins en complicité avec la France et quelques ivoiriens, par qui il fallait passer pour piller nos ressources, l’idéale équivaudrait à une revanche chez les voisins ou en France. Mais une telle logique n’est malheureusement pas une solution pour le bonheur de la Côte d’Ivoire et nul ne saurait ni la souhaiter, ni la supporter. 

Dans tous les cas, ce qui est déjà fait est déjà fait et nous avons à tirer les leçons pour mieux contribuer à la construction de l'avenir. Certes, nous (tous les ivoiriens) n'allons pas voir les choses de la même manière, mais nous devons retenir que nous avons un intérêt commun qui est la Côte d'Ivoire.

Si la Côte d'Ivoire est développée, elle l'est pour nous tous!

Si la Côte d’Ivoire est dans une instabilité, elle l’est pour nous tous!

Si la Côte d’Ivoire est dans la paix et l’harmonie sociale, elle l’est pour nous tous!

Si l’insécurité fait rage, tous sommes victimes comme cela se vit actuellement!

Si les prix flambent, tous subissons la cherté de la vie comme c’est le cas actuellement!

En effet, les prises de position devraient à mon avis être orientées vers la recherche de l’harmonie sociale, de la stabilité et la sécurité dans l’adversité démocratique pour le bien-être de notre population déjà assez traumatisée et affaiblie par plusieurs années de crise: plusieurs années de rébellions, d’anti-rébellion et de recherche de solution, couronnées par plusieurs années d’enrichissement illicite et de gabegie de part et d’autre…

Une quelconque reprise de combats serait mettre les rebelles d’hier à la place des loyalistes et vis-versa. C’est en quelque sorte revivre la même crise que nous venons de connaître pendant 10 ans, avec les acteurs dans un changement de position, comme dans un match de football, entre la première et la deuxième mi-temps!
Si dans un match de foot les supporteurs jubilent, sautent et dansent, ce n’est pas le cas dans la crise ivoirienne ou supporteurs et non supporteurs meurent… NON ! La Côte d’Ivoire et la population ivoirienne si éprouvée n’ont pas besoin de ça  malgré nos frustrations et notre indignation…

Si nous devons voir la reprise des combats comme étant la solution à la situation actuelle de notre pays, il faudrait que nous pensions à cette population et puissions nous convaincre qu’une telle position est bien ce qui l’arrange. Ayant la conviction personnelle qu’une quelconque reprise de combats n’arrangera personne ni notre pays, je ne saurais souhaiter cela. Ma conviction peut être fausse, mais j’en ai tout de même le droit. 
Si nous devons prôner  ou pas la repentance et le pardon mutuel, c’est à cette population que nous devons penser pour le faire ou pour refuser de le faire... Nous devons placer l’intérêt suprême de notre pays avant notre «orgueil de partisan…»

Laurent GbagboAlassane et Gbagbo (tout comme d’autres leaders avant eux et après eux) sont des humains avec leurs qualités et défauts respectifs et passeront pendant que la Côte d’Ivoire demeurera… Ou si vous voulez, la Côte d’Ivoire doit demeurer. Ils n’ont pas besoin que 3000 ivoiriens soient sacrifiés pour eux ou à cause d’eux. Et ils n’ont pas besoin que d’autres ivoiriens soient sacrifiés encore après ce qui a déjà été fait… La politique du «pouvoir par tous les moyens» a emporté la vie de plus de 3000 âmes dans les conditions les plus atroces et cette politique de va-t-en-guerre est nulle, condamnable hier, aujourd’hui et demain. (Hier, j’ai condamné la politique de va-t-en-guerre, aujourd’hui je la condamne et je la condamnerai demain quelque soit le promoteur.)
« Il n’y a aucune raison qui donne raison à la guerre » à mon humble avis…   

Je l’ai déjà écrit et je le répète pour ceux qui ne le savent pas encore, que je suis contre le fait que Gbagbo soit au TPI pendant que ceux qui ont agressé son régime soient en liberté. L’organisateur de la guerre est en liberté et « l’obligé dans la guerre » est dans les geôles de l’impérialisme… Comment cela peut être autrement quand tous savons comment la guerre ivoirienne a été importée depuis l’Elysée en passant par le Burkina Faso avant de s’installer au cœur de notre pays ??? Quand tous savons comment le réseau international des amis mafieux s’est tissé autour de notre pays ???

Laurent Gbagbo, malgré ses atouts et faiblesses dans le jeu politique local et international, ne saurait se faire soi-même la guerre, refuser de désarmer, organiser des pseudo-élections armées, aller contre la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien afin de faire éviter ce qui est arrivé… Il a été certes un des acteurs de la guerre puisque c’est bien son pouvoir qui a été attaqué. Mais comment peut-il se retrouver en prison en Hollande quand ceux qui ont attaqué son pouvoir, eux ne sont pas à la Haye pour s’expliquer autant que lui? Gbagbo ne saurait se faire la guerre quelles que soient ses capacités politiques!

D’ailleurs quel honneur cela fait à l’Afrique de déporter un dirigeant ou un guerrier africain en Hollande pour le juger pour crimes de guerre quand les usines de fabrication d’armes sont dans les environs de la Haye, et que les vendeurs d’armes ne sont pas inquiétés? Quand est-ce qu’on songera à déporter un Européen ou un Américain en Afrique pour le juger pour crime contre l’humanité pendant l’esclavage, la colonisation et le néocolonialisme? Quand est-ce qu’on compte faire la lumière sur le rôle des dirigeants français dans la Françafrique, source des génocides en Afrique en général et en Côte-d’Ivoire en particulier? Comment cette soi-disant justice (CPI) peut vaquer à d’autres occupations quand Georges Bush est en liberté comme si rien ne s’est passé en Irak?

Qu’on aime Gbagbo ou pas, tout être sensé doit se poser au moins une de ces questions et comprendre le danger dans lequel se trouve l’Afrique: oppression, misère mentale, misère politique, misère sociale... Mais c’est ça aussi la guerre: Le gagnant fait la loi et le perdant la subit. Le gagnant de la guerre ivoirienne étant le club mafieux international, Gbagbo le perdant est entrain de subir leur loi des vainqueurs ou des plus forts, dans la justice internationale des plus forts... Quand on voit des gens se réjouir parce que Gbagbo est à la Haye, je me dis: Quand est-ce qu’ils comprendront qu’aucun Africain n’est gagnant dans cette mascarade dont l’objectif principal est de maintenir les pays Africains dans les chaines de l’esclavage, le manque de souveraineté et la pauvreté qui font de nous les éternels plus faibles de la terre? A l’ouest de la Côte d’Ivoire, on crierait : Wouobou !!!  Et moi je crie: «Injustice des injustices!!!»

Ceci étant, une nouvelle guerre en Côte d’Ivoire qui verra le massacre de 3000 âmes ou plus dans le but de voir Alassane, Soro et autres rejoindre Gbagbo n’est pas souhaitable. Plutôt la libération de Gbagbo pour qu’il rejoigne les siens sur la terre de ses ancêtres, afin de continuer de leur enseigner ses convictions et leur inculquer son «génie politique »  est ce pour lequel il faut prier et œuvrer. Certains pensent que la route de la CPI est une route de non-retour pour Gbagbo. Et pourtant,  rien n’est impossible à Dieu et la situation de la Côte d’Ivoire est une belle occasion pour que le monde entier comprenne bien cela. Ma conviction est que Dieu a déjà décidé le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire contre le gré des petits agents de Satan éparpillés à travers le monde et qui ont l’art de transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité dans la soi-disant CPI, cette fameuse justice terrestre de toutes les vanités…

Comment cela se fera? Je ne sais pas, mais autant Wade est tombé au Sénégal, attendons de voir ce qui sera du cas de Sarkozy et nous allons continuer les échanges et les analyses en attendant le 18 Juin 2012.  Dieu n’a pas encore dit son dernier mot, mais reconnaissons qu’il est entrain de le dire progressivement… Suivez mon regard!    

On est ensemble, ou alors apprenons à être ensemble, puisque nous sommes ensemble!

Dieu bénisse, délivre et restaure la Côte-d’Ivoire et l’Afrique !

Copenhague, 27 Avril 2012

Rosalie Kouamé «Roska»

Présidente Fondatrice - Fondation Roska
roska_net@hotmail.com roska_net@yahoo.com

Blog: http://roskanews.africaview.net

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