08/08/2009 16:44:23
Guinée : L'ONU confirme l'existence de laboratoires de narcotrafiquants
APA - London (Royaume-Uni) Les Nations Unies affirment détenir des preuves de l’existence de grandes quantités de produits chimiques utilisés pour raffiner de la cocaïne, de l’héroïne et de l’ecstasy en Guinée, suscitant des craintes d’une évolution de l’Afrique de l’Ouest de simple point de transit pour les narcotrafiquants en destination de l’Europe en une zone de production de la drogue.
APA (Agence de Presse Africaine)
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Ces preuves ont été obtenues après la fouille de six propriétés par des experts de l’ONU qui ont découvert des produits chimiques utilisés dans la production de l’ecstasy dans deux d’entre elles et du matériel de raffinerie de la cocaïne et de l’héroïne dans d’autres, ont déclaré samedi des officiels onusiens.

Les substances trouvées peuvent être utilisées pour produire des médicaments légaux, mais les quantités découvertes étaient trop élevées pour cet usage, selon l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC).

« Les estimations des experts ont confirmé que les quantités et la nature des produits chimiques trouvés dans les locaux visités excédaient largement les demandes légitimes de la Guinée », a souligné l’organisation dans une déclaration.

« Le gouvernement de la Guinée, l’ONU et Interpol sont préoccupés par le fait que la production clandestine des médicaments contrôlés se répand en Guinée », a ajouté la déclaration.

Ces enquêtes interviennent suite à la saisie de produits chimiques par les forces armées guinéennes le mois dernier dans plusieurs domiciles à Conakry, la capitale.

« Pour la première fois en Afrique de l’Ouest, l’ONU a fourni les meilleures preuves d’activité de laboratoire clandestin », a indiqué l’ONUDC dans sa déclaration.

L’ONU a exprimé son inquiétude de voir l’Afrique de l’Ouest devenir une principale zone de transit de la drogue, notamment la cocaïne, en provenance de l’Amérique du Sud vers l’Europe.

Des efforts soutenus par le Royaume-Uni pour la fermeture des trajets traditionnels à travers les Caraïbes ont forcé les cartels de drogue à trouver d’autre issues, a déploré l’organisme mondial.

Le manque de contrôle, la présence d’officiels corrompus et la longue frontière maritime de l’Afrique de l’Ouest contribuent à l’arrivée de dealers de drogue à grande échelle en quête d’extension de leurs marchés en Europe.

L’Espagne, plus proche de l’Afrique, a connu une montée en flèche de la consommation de la cocaïne au cours des cinq dernières années et est présentement le plus gros consommateur de drogue en Europe, suivie par la Grande-Bretagne, selon des statistiques officielles publiées par l’Onudc.

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