03/05/2012 02:20:53
Mélenchon : « Hollande a plié Sarkozy »
« Il était fébrile peu sûr de lui, se prenant les pieds dans le tapis, il faisait pitié, se débattait, s’agitait, trépignait, tout en vibration (...) Il était comme déjà vaincu, il était pitoyable, en train de rabâcher des inepties sur l’immigration...»
Le nouvel observateur
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Mélenchon

Le leader du Front de gauche juge que le candidat socialiste l'a largement emporté face à un Sarkozy "très mauvais".

"Ca fait plaisir de voir Hollande plier Sarkozy comme ça. J’aurais bien aimé le faire moi-même…" Jean-Luc Mélenchon ne se fait pas prier pour soutenir le candidat PS et enfoncer le président à la fin du débat présidentielle. Alors qu’une cinquantaine de ses partisans s’étaient réunis pour regarder l’émission à l’Usine, le QG de campagne du Front de gauche, le désormais ancien candidat a préféré s’isoler, ne venant livrer son verdict qu’à la fin.

Ce moment de répit lui a laissé le temps de peaufiner ses formules à destination de Nicolas Sarkozy. Florilège :

...Il était fébrile peu sûr de lui, se prenant les pieds dans le tapis, il faisait pitié, se débattait, s’agitait, trépignait, tout en vibration…




Ou encore:

...Il était comme déjà vaincu, il était pitoyable, en train de rabâcher des inepties sur l’immigration.







De critiques sur François Hollande, il n’en fera point, invoquant un "droit de réserve jusqu'à lundi 7 mai, parce que la seule priorité c’est de battre Sarkozy." Tout juste fustige-t-il la forme du débat, très "ancien monde" et regrette l’absence de certaines problématiques comme l’écologie – "il n'y a pas que la question des réacteurs" – ou la souffrance au travail.

Pourtant, certains sujets ont dû le faire bondir devant la télé, mais il n’en touche pas un mot. Le modèle allemand mentionné par Sarkozy et Hollande ne correspond pas par exemple aux aspirations du Front de gauche. Eric Coquerel, le conseiller spécial de Mélenchon, résume le duel : "D’un côté il y a Sarkozy qui est un bon acteur et qui peut raconter tout ce qu’il veut. Et de l’autre côté il y a quelqu’un qui n’est pas suffisamment détaché de ces idées pour lui taper franchement dessus. Il faut assumer d’être opposé à son projet pour pouvoir le faire efficacement. Hollande a choisi d’être sur la défensive."

Hollande ne convainc pas tout le monde parmi les militants présents. Mais en face, les sorties de Sarkozy sur l’immigration rebutent franchement les militants présents. Ian Brossat, candidat communiste aux législatives, explique : "Plus j'écoute Sarkozy, et plus je vote Hollande. Mais plus j’écoute Hollande, et plus je vote Front de gauche aux législatives."

Ils ont tous un regret commun dans la salle, c’est que ça ne soit pas leur champion à la place de Hollande. Alors que les longueurs de l’émission plombent un peu l’ambiance, Alexis Corbière, candidat aux législatives à Paris, a sa petite idée pour rebooster le débat : "Il faudrait pouvoir faire comme au foot, un remplacement au milieu du match, et hop on envoie Mélenchon sur le terrain!"

On s’empresse alors de poser la question à Mélenchon. Aurait-il fait mieux que Hollande ? "Je vous ai dit qu’il avait plié Sarkozy en 4? Peut-être que je l’aurais plié en 5…"

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