08/05/2012 15:31:42
Confusion en Libye. Des ex-rebelles attaquent le siège du gouvernement
Des dizaines d'ex-rebelles ont attaqué, mardi 8 mai, le siège de gouvernement libyen, au centre de Tripoli, encerclant le bâtiment et tirant dessus pour réclamer leur part des primes distribuées aux rebelles ayant combattu l'ancien régime, selon un responsable du gouvernement. Au moins deux gardes ont été tués.
Le Monde
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Rebelles à Tripoli

Des dizaines d'ex-rebelles ont attaqué, mardi 8 mai, le siège de gouvernement libyen, au centre de Tripoli, encerclant le bâtiment et tirant dessus pour réclamer leur part des primes distribuées aux rebelles ayant combattu l'ancien régime, selon un responsable du gouvernement. Au moins deux gardes ont été tués et plusieurs autres blessés, selon un responsable du ministère de l'intérieur.

"Un grand nombre d'hommes armés encerclent le bâtiment. Ils ont tiré dessus avec des armes, dont des canons antiaériens", a indiqué, sous couvert d'anonymat, un responsable qui se trouvait dans les locaux au moment de l'attaque. "Un groupe a réussi à entrer dans le bâtiment et il y a eu des tirs à l'intérieur", a-t-il ajouté, affirmant ne pas être en mesure d'indiquer s'il y a eu des victimes.

Selon des témoins, des voitures armées encerclent le siège du gouvernement et toutes les routes autour du bâtiment  ont été fermées, provoquant des embouteillages.

Suspension des primes aux rebelles

Le porte-parole du gouvernement Nasser Al-Manaa a minimisé les violences, affirmant que des ex-rebelles étaient venus au siège du gouvernement en signe de protestation au "sujet des primes". "Ils sont maintenant en réunion avec le ministre de la défense pour trouver une solution", a-t-il ajouté, sans autre détail.

Le gouvernement libyen a commencé il y a quelques mois à verser des primes aux rebelles ayant participé aux combats contre les forces de Mouammar Kadhafi durant les huit mois du conflit libyen, avant de les suspendre quelques semaines plus tard à la suite à d'"irrégularités".

Cette suspension a provoqué l'ire de plusieurs ex-rebelles, qui n'ont pas reçu leur part. Certains d'entre eux avaient déjà attaqué le siège du gouvernement le 10 avril, provoquant l'indignation du cabinet du premier ministre Abdel Rahim Al-Kib et du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir.

Le chapeau est de la rédaction de cameroonvoice

 

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