09/05/2012 01:27:16
Financement. La France octroie 38 milliards Fcfa au Cameroun
C’est l’objet de l’une des trois conventions signées entre l’Agence française de développement et le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire. Objectif, développer les infrastructures de base dans le pays.
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Agence Française de développement

C’est l’objet de l’une des trois conventions signées entre l’Agence française de développement et le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire. Objectif, développer les infrastructures de base dans le pays.

Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et l’Agence française de développement (Afd) ont signé, lundi 7 mai 2012, trois conventions de financement. La première convention concerne le Programme national de développement participatif (Pndp) qui va recevoir 37,8 milliards Fcfa pour sa phase 2, qui avait démarré en janvier 2010. La deuxième convention accorde 3,2milliards Fcfa pour effectuer les études préparatoires aux programmes du 3e Contrat désendettement développement (C2D), couvrir les frais de fonctionnement des instances diverses de suivi du 2e C2D signé en juillet 2011, ainsi que les frais des audits techniques. Enfin, la troisième convention renvoie au financement, à hauteur de 333 millions Fcfa, des fonds d’études et de renforcement des capacités pour adresser les préoccupations du Cameroun en matière de maturation de projets de développement.

Ces différents appuis sont octroyés au Cameroun sous forme de subvention. S’agissant des 38 milliards Fcfa accordés à la phase 2 du Pndp, ils vont permettre à 329 communes des 10 régions du pays de renforcer leur offre de services sociaux de base. Le Pndp est un outil du Minepat visant à établir et à mettre en œuvre un mécanisme de financement décentralisé, afin d’assurer un développement décentralisé participatif en milieu rural. De manière plus précise, il s’agit pour ce programme d’assurer la mise en place d’un mécanisme de transfert des fonds vers les communes en milieu rural, afin de financer les infrastructures collectives prioritaires ; le renforcement des capacités des communes dans la planification et la gestion de développement ; et le renforcement de l’offre en services sociaux de base à travers la prise en charge du développement local par les communes ainsi que l’amélioration de la gouvernance locale.

Micros réalisations

L’ambassadeur de France au Cameroun, présent à la signature des conventions lundi dernier, souhaite tout de même que certains domaines, notamment l’agriculture occupe une place importante dans ce programme. «Le développement des territoires ruraux repose aussi à titre principal sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et les ressources naturelles (…) Il est donc légitime que la deuxième phase du Pndp réponde à la forte demande exprimée notamment par le ministère de l’Agriculture, de considérer la dimension agricole dans le soutien au développement local », souhaite Bruno Gain. Le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi assure pour sa part que dans les prochaines semaines, l’on va enregistrer la construction des marchés, des salles de classe, des réseaux d’adductions d’eau et d’électricité, des infrastructures agricoles. « Les micros réalisations qui interviendront dans le cadre du Pndp ont déjà fait l’objet d’une programmation dans différentes régions, le répertoire des potentiels prestataires est connu, les fonds de contrepartie sont disponibles, les compétences dans la mise en œuvre seront aiguisées », rassure le ministre de l’Economie.

S’agissant du volet transversal du C2D, la subvention octroyée va permettre d’assurer la conformité de l’exécution des projets et programmes financés par le C2D, annonce l’ambassadeur de France au Cameroun. Il s’agit de la préparation des projets et programmes susceptibles d’être financés sur les ressources des 2e et 3e C2D. Les fonds mis à la disposition du Cameroun vont aussi servir à assurer le suivi de l’exécution technique de ces projets et programmes, d’assurer l’implication de la société civile et des élus représentant des collectivités locales dans ce suivi, d’assurer le renforcement de la gouvernance du C2D. Le contrat désendettement développement de la 2e génération, selon les Français, doit tirer les leçons des insuffisances du premier. Le diplomate français souhaite qu’il soit donc plus ambitieux, plus exigeant, notamment dans le fonctionnement de ses instances de décision et d’appui technique.

Alain NOAH AWANA

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