11/05/2012 16:59:40
RDC. Kabila condamne la tentative de déstabilisation
Joseph Kabila a condamné jeudi des attaques et manoeuvres visant à mettre en péril l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et les tentatives de déstabilisation de sa partie est.
Xinhua
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Joseph Kabila

Joseph Kabila a condamné jeudi des attaques et manoeuvres visant à mettre en péril l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et les tentatives de déstabilisation de sa partie est.

S'exprimant lors du premier conseil des ministres du gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo tenu jeudi à Kinshasa, le président Joseph Kabila a demandé au nouveau gouvernement de faire de la stabilisation de l'est l'une de ses priorités.

Kabila a rappelé au gouvernement de Matata Ponyo la mission qui lui est assigné, à savoir poursuivre le plan de reconstruction économique et sociale du pays, mais également de restaurer la paix et la sécurité dans l'Est du pays.

La reprise des combats

Depuis le 29 avril dernier, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé une vaste offensive contre les soldats mutins, anciens éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) fidèles au général Bosco Ntanganda, dans le territoire de Masisi.

Les hommes de Ntangada ont tenté, il y a quelque jour, de prendre le contrôle de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en signe de protestation contre la décision des autorités congolaises de livrer le général Bosco Ntanganda à la Cour Pénale Internationale (CPI), accusé de crimes de guerre commis dans la partie orientale de la RDC.

Dans la ferme et la résidence du général Ntangada, dans le Masisi, les hommes des FARDC ont saisi 25 tonnes d'armes et de minutions.

"Bosco Ntanganda et ses hommes se sont réfugiés dans le parc national des virunga vers la frontière avec le Rwanda. Le gouvernement congolais tient Bosco Ntanganda comme responsable de actes et violences commis depuis plusieurs années et aujourd'hui encore. Il doit donc répondre de ses actes devant la justice internationale", a déclaré jeudi le gouverneur de la province du Nord Kivu, M. Julien Paluku.

Le repositionnement

Lundi dernier, les soldats mutins ont annoncé la création d'un nouveau mouvement appelé M23, pour tenter de nouvelles négociations avec le gouvernement congolais.

Le M23 fait allusion aux accords du 23 mars 2009 qui ont permis au CNDP d'intégrer les FARDC.

Dans un communiqué rendu public en début de la semaine, les membres du M23 ont indiqué que le M23 a été créé pour demander au gouvernement de respecter les accords conclus en mars 2009 à Goma, qui reconnaissent au CNDP le droit de contrôler certains territoires de l'est du pays et l'immunité aux chefs militaires du CNDP.

Samedi dernier, les FARDC ont observé une trêve de cinq jours pour permettre aux soldats mutins de rentrer dans les casernes.

"Certains de ces soldats mutins sont bel et bien rentrés dans les casernes. Par contre d'autres ont préféré suivre M. Bosco Ntanganda dans sa rébellion. Nous allons les poursuivre même dans leur dernier retranchement", a déclaré le porte-parole des FARDC à Goma, le colonel Ekenge.

Vendredi dernier, la société civile du Nord-Kivu a organisé une marche pacifique à Goma pour soutenir les FARDC dans leurs efforts pour mettre fin à l'insurrection menée par le génaral Bosco Ntanganda et ses hommes.

Le même jour à New-York, le Conseil de sécurité a exigé que les groupes armés cessent leurs activités violentes dans l'est de la RDC. Selon les Nations Unies, plus de 20.000 personnes ont été déplacées dans cette région, suite à la reprise des affrontements entre les FARDC et les soldats mutins fidèles au général Bosco Ntanganda.

 

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