13/05/2012 04:12:33
Algérie. Les islamistes dénoncent la fraude, les observateurs font état de transparence
La controverse autour des résultats des élections législatives algériennes bat son plein. L’Alliance de l’Algérie verte (AAV), une alliance ayant perdu dans la course de députation, a dénoncé des fraudes massives, tandis que la plupart des observateurs internationaux ont qualifié le scrutin de « transparent».
Xinhua
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Manifestants Algérie

La controverse autour des résultats des élections législatives algériennes bat son plein. L’Alliance de l’Algérie verte (AAV), une alliance ayant perdu dans la course de députation, a dénoncé des fraudes massives, tandis que la plupart des observateurs internationaux ont qualifié le scrutin de « transparent».  

Cette alliance, qui regroupe trois partis islamistes, a obtenu seulement 48 sièges, tandis que le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National Démocratique (RND), deux formations unies dans l’actuelle alliance présidentielle, ont arraché une majorité de 288 sièges sur un total de 462.

Peu après l’annonce officielle vendredi des résultats des élections, l’alliance islamiste a déclaré que sur la base de ses observations dans les bureaux de vote, elle devraient prendre entre 80 et 100 sièges et être la deuxième puissance au sein du parlement.

Le porte-parole de l’alliance, Kamel Mida, a déclaré à Xinhua que "s’il n’y avait pas de bourrage des urnes au profit du FLN, l’Alliance verte aurait remporté l’élection", ajoutant que l’alliance a déposé des plaintes à la Commission nationale de supervision des élections législatives (CNES), formée exclusivement de magistrats.

Toutefois, les élections ont été décrites comme "transparentes" par les observateurs étrangers qui ont supervisé le processus électoral.

Le chef de la mission d’observation européenne, José Ignacio Salafranca, a déclaré lors d’une conférence de presse samedi à Alger que les élections législatives du 10 mai ont été organisées "dans des conditions pacifiques en général", affirmant que cette élection constitue une première étape vers la réforme et l’approfondissement de la démocratie et des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique du nord.

Pour sa part, la chef de la mission d’observation de la Ligue arabe, Hanafi Wadjih, a déclaré que les élections "étaient transparentes, crédibles, car elles ont eu lieu dans une atmosphère de concurrence libre loin de toute tentative d’influencer les électeurs". Il a reconnu la lenteur de l’opération de vote dans certains bureaux de vote, le manque de moyens logistiques, le manque d’expérience de certains membres et une certaine désorganisation, qui n’avaient toutefois pas pu avoir incidence sur le bon déroulement du scrutin.

Pour Joaquim Alberto Chissano, chef de la mission d’observation de l’Union africaine composée de 200 observateurs, les élections législatives avaient été "libres, transparentes, régulières et équitables", tandis que le chef de la mission de surveillance de l’Organisation de coopération islamique (OCI) Habib KAABACHI estime lui aussi que le vote a été mené dans des conditions "démocratiques et transparentes".

Pour garantir la transparence des élections législatives, le gouvernement algérien a fait appel à 500 observateurs internationaux, en plus des deux commissions de surveillance et de supervision des élections, CNSEL et CNES, la première étant composée de représentants des partis politiques, et la deuxième de des magistrats.

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