18/05/2012 01:32:37
Algérie : « Ce sont les désavoués qui contestent la crédibilité du scrutin »
Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir), Abdelaziz Belkhadem, dont le parti est sorti vainqueur du scrutin législatif du 10 mai, a estimé que les partis qui contestent les résultats du vote étaient ceux «désavoués» par les urnes.
Xinhua
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Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir), Abdelaziz Belkhadem, dont le parti est sorti vainqueur du scrutin législatif du 10 mai, a estimé que les partis qui contestent les résultats du vote étaient ceux "désavoués" par les urnes.

"Les élections supervisées par des magistrats se sont déroulées dans la transparence et en présence de plusieurs observateurs. Seuls ceux que les urnes ont désavoués se sont avisés de contester la crédibilité du scrutin", a-t-il martelé jeudi à Alger à l’occasion d’une allocution prononcée devant les nouveaux députés de son parti.

Au lendemain de la validation des résultats des élections législatives par le Conseil constitutionnel confirmant la victoire du FLN avec 221 sièges sur un ensemble de 462, un vent de mécontentement s’est soulevé pour contester les résultats.

Menés essentiellement par des partis islamistes et des partis de mouvance démocratique, dont le Front des forces socialistes ( FFS) et le Parti des Travailleurs (PT), les contestataires décrivent les élections comme étant entachées de "fraude".

Mercredi, les représentants de neuf partis politiques algériens se sont réunis à Alger pour signer une déclaration rejetant les résultats des élections législatives, pour "non tenue des autorités de leurs engagements politiques dans l’organisation d’un scrutin libre, impartial et transparent". Les chefs de ces formations politiques devraient se réunir samedi à Alger pour élaborer une plate-forme visant à déterminer les prochaines étapes à suivre.

Les contestations des partis perdants ont été démenties par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, qui invite les protestataires à apporter des "preuves". "Mettre leur échec sur le compte de la fraude ou des manipulations est tout à fait normal, mais il faut qu’ils en apportent les preuves (...) La réaction des électeurs, des contrôleurs et des observateurs est un signe qu’au-delà des incidents périphériques reconnus et traités, l’élection s’est déroulée globalement de manière honnête et transparente", a fait savoir le ministre dans une récente interview au journal Liberté.

Présents tout au long du processus électoral, les observateurs internationaux ont indiqué dans leurs rapports préliminaires que les élections en Algérie étaient transparentes et crédibles. Les observateurs de l’Union européenne (UE) ont jugé que le scrutin s’est déroulé "dans des conditions généralement pacifiques".

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