18/05/2012 02:15:38
Entre Intellectuels Brillants et Intellectuels faibles
Il y a une époque où en Afrique, la parole des intellectuels était d’évangile. C’est une époque bien révolue - époque où bon nombres d’entre eux, sans clairons ni trompettes, parlaient au nom des peuples soumis au monolithisme sauvage des dictatures féroces –barbares -, et impitoyables.
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Entre Intellectuels Brillants et Intellectuels faibles: Qui choisir entre Kamto et Messanga Nyamdin ?

Il y a une époque où en Afrique, la parole des intellectuels était d’évangile. C’est une époque bien révolue - époque où bon nombres d’entre eux, sans clairons ni trompettes, parlaient au nom des peuples soumis au monolithisme sauvage des dictatures féroces –barbares -, et impitoyables. Les contextes étaient différents nous dira-t-on – faisant allusion ainsi, à la théorie dite machiavélique, qui pour certains, exige et établi la cruauté et le cynisme en politique.

Si la violence de l’histoire coloniale ou l’essence même de l’homme africain avait imposé à l’Afrique des intellectuels brillants – altruistes – généreux , n’étant soumis à aucune mansuétude et pour qui, l’Afrique avait valeur de terre d’amour et d’humanisme, d’autres aujourd’hui, avec la l’avènement de la démocratie et la subsistance des crises économiques interminables ,ont fait de l’intellectualisme un repère de voyous, et de la politique le sentier qui mène au repli identitaire et surtout, à la mort de la vraie pensée –, celle-là qui doit être mise en exergue - et seulement émise , pour le bien de l’humanité et l’essor des peuples. Qu’en est-il exactement ?

Ils étaient…

Il serait très injuste de balayer d’un revers de la main l’histoire de ceux qui ont vécu et qui n’ont jamais été la pierre d’achoppement à l’émancipation de la conscience des nations. Il est très important pour moi de souligner les disparités qui existent entre les intellectuels d’hier et ceux d’aujourd’hui. Hier Ils étaient fiers, humbles et heureux ; je fais allusion par exemple - de regretté mémoire, au Père Engelberg Mveng, à Stanislas Melonè, Jean-Marc  Ela, Tchuidjang Pouémi, Pierre Ango Ela, Roger Gabriel Nlep, Mongo Béti, Severin Cécile Abega, David Ndachi Tagne, Mpandjo Essembè. Qu’est ce qui expliquait la particularité de ces hommes qui ont marqué d’une empreinte indélébile la société de la pensée africaine si ce n’était l’amour du prochain et leur croyance forte aux valeurs de la justice pour laquelle ils sont d’ailleurs morts? Ces héros  mis aux pyramides de l’oubli marqueront à jamais les esprits de ceux qui les ont côtoyés.

Ils ne sont  pas…

Si aujourd’hui encore, l’éthique et la morale sont le fondement de la raison de vivre chez certains intellectuels africains, il reste néanmoins vérifiable que, la majorité de ceux qui se prétendent comme tel s’éloignent de plus en plus de l’idéal fixé par les fondateurs grecs de cette conceptualité – de cette manière d’être, vouant au passage les peuples, les civilisations et les acquis aux gémonies. Si on se limite à la seule définition des historiens Pascal Ory et Jean-François Sirinelli , l’intellectuel est « un homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie». Cette définition quasi complète du terme intellectuel est à faire pâlir plus d’un - notamment ceux des intellos issus de l’avènement de la démocratie - auto-érigés en amuseurs public -, et en constante quête de strapontins, de prébende et de notoriété.

L’avènement de la télévision a favorisé l’émergence de cette race de loup qui meuble les plateaux de télévision croyant faire sensation mais qui au contraire, sont là pour faire rire les nombreux téléspectateurs - croyant vendre à la jeunesse qu’ils prétendent enseigner, des idéologies boiteuses – nauséabondes , et suscitant la pitié pour ces fous soudainement épris de « justice ».Ces intellectuels aux ordres ne méritent plus nôtre attention. Dans le cas du Cameroun, il s’agit dans la plupart des cas, d’individus diplômés et auto-érigés en intellectuels et qui font beaucoup de mal au peuple. Qui n’a pas vu le très approximatif Messanga Nyamdim, le très cynique Fame Ndongo, l’intellectuel aux relents identitaires Mouangué Kobila, l’ex controversé Banquier Hervé Nkom, Tsafack Nanfosso (pourtant brillant…) mentir en public ou défendre les théories indéfendables, faisant ainsi allégeance à ceux qui ont décidé de déstabiliser un Pays et désorienter tout un peuple ; doit-on appeler ceux-là intellectuels ?

La presse qui hier, était l’école ambulante de la république, a perdu tout de sa substance minérale, et dont les sédiments incendiaires entravent, la prospérité et l’entente cordiale entre les entités de la république. La presse est devenu  un instrument de chantage politique et de règlements de comptes, propageant les calomnies les plus inacceptables, fabriquées de toutes pièces pour avec pour objectif de faire peur à ceux qui veulent oser ou entreprendre. L’université dans tous les pays est le garant de la prospérité économique et politique – c’est le lieu par excellence où on prépare la relève ; doit encore croire aux Universités camerounaises qui sont les lieux par excellence de la propagation de la médiocrité, de la haine tribales ?

La lueur d’espoir…

Si certains pseudo-intellectuels se sont appropriés la médiocrité, d’autres au contraire ont choisi l’excellence pour pallier aux manquements et lacunes de leurs congénères qui s’emploient toujours à reléguer  l’Afrique au second plan.Les élites doivent désormais servir de modèle – ils se doivent d’être le miroir  de la société ; c’est seulement en étant ainsi, que ceux qui s’amusent avec le destin des peuples pourront rejoindre la gloire, puisque la vérité triomphe toujours. La liberté d’expression a ses limites où celle de la raison commence.

La vie d’un homme ne se limite pas aux seules activités jouissives – ce qui me permet donc de saluer au passage ceux qui ont su choisir l’humilité en mettant leur expériences au services de la nations : Maurice Kamto, Owona Nguini, Shanda Tonmè, Achille Mbembé, Célestin Monga, Claude Abé, Jean Takoungang, Haman Mana, Guy parfait Songuè (…), Alain Fogué, Alain Didier Olinga, Paul-gerard Pougoué, Mbog Bassong, Hilaire Kamga,Vincent Sosthene Fouda, Ludovic Lado, Daniel Boo, Gilbert Doho, Xavier Messe,Odile Tobner, Charles Ateba Eyené(…), Charly Gabriel Mbock, Franklin Nyamsi, Thierry Amougou, Charles Tchougang,la liste est non exhaustive…

Ces intellectuels Camerounais à la pensée rectiligne que je viens de citer définissent aujourd’hui le pôle d’orientation de la pensée vraie.

Alain Florent


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