22/04/2009 19:06:08
Minorités : Les autochtones préoccupent l'Onu
Un séminaire à leur intention a été organisé la semaine dernière à Yaoundé.
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Selon les chiffres de l'Onu, 300 millions d'individus autochtones subissent pour la plupart la destruction de leur milieu, la discrimination ainsi que le mépris de leur nature. Une situation qui risque de faire disparaître à terme les civilisations entières si rien n'est engagé pour sauvegarder ces cultures. Et l'un des leviers à même de freiner cette avancée réside dans les outils réglementaires mis sur pied par l'Onu.

C'est dans cette optique qu'il faut sans doute situer les assises qui ont eu lieu les 15 et 16 avril derniers à l'hôtel Mont Fébé à Yaoundé. C'était au cours d'un séminaire organisé par le centre de l'Onu pour les droits de l'homme et de la démocratie en Afrique centrale (Cnudhd) et le Fonds mondial pour la protection de la nature (Wwf) et auquel ont pris part les représentants d'organisations de défense de ces peuples et les représentants gouvernementaux de la sous-région.

Ouvrant les échanges en présence du ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé des relations avec le monde islamique Adoum Gargoum, Marie-Evelyne Petrus-Barry, la représentante régionale du Cnudhd a déclaré que "les peuples autochtones ont subi et subissent encore différents processus de génocide et d'ethnocide qui menacent leur survie aussi bien physique que culturelle. Les politiques étatiques ont conduit à la destruction des identités autochtones, notamment par les dépossessions des terres au nom de la dite civilisation, du progrès, du développement, de la modernisation, de la religion et maintenant de la mondialisation".

Sensibilisation
Une situation qui convient donc d'endiguer. Si la question semble préoccuper en Europe, il reste selon Mme Petrus-Barry qu'elle est délicate en Afrique où beaucoup considèrent que "tous les Africains sont autochtones". C'est fort de tout cela que le séminaire de Yaoundé à été organisé, histoire de permettre aux participants de mieux connaître et utiliser les droits et obligations étatiques inscrits dans la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones afin de les mettre en œuvre au niveau national.

Ce séminaire vient après que le Cnudhd ait soutenu l'organisation le 9 août 2008 par le gouvernement camerounais de la Journée internationale des peuples autochtones et auquel avait participé les peuples Baka, Bakola, Baguieli, Bedzang et Mbororo autour des discours de sensibilisation, de chants, de danses et d'une exposition photo illustrants des scènes de leur vie quotidienne.

Ne reste plus selon le vœu de Mme Petrus-Barry qu'à espérer que "ces mobilisations seront suivies de nouveaux projets en faveur des droits des peuples autochtones dans tous les pays de la sous-région" et que des stratégies et autres programmes appropriés aux problèmes des populations concernées verront le jour tout comme les législations en cours de gestation au Cameroun et en Rdc.

Parfait Tabapsi

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