24/05/2012 00:44:05
Plainte contre Monsieur Messanga Nyamding
Monsieur le Secrétaire Général, je viens par la présente correspondance porter à votre connaissance les menaces de mort dont je suis victime par monsieur Messanga Nyamding, enseignant à l’IRIC et membre titulaire du Comité Central du RDPC.
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Quel est le rôle des partis politiques dans un pays comme le nôtre ?

Les festivités du quarantième anniversaire de l’Etat unitaire au Cameroun ont été l’occasion de nous interroger sur le rôle des partis politique dans un pays comme le nôtre. En effet, quelques jours seulement avant cette célébration 7 partis de l’opposition se sont réunis à Foumban et ont lancé un mot d’ordre de boycott de ces festivités ; notamment la non participation au défilé.

Au Cameroun les partis politiques ont gardé les pratiques du parti unique et du parti-Etat de défiler toujours devant le chef de l’Etat à l’occasion de la fête nationale. Les leaders des partis politiques se sont ainsi montrés incapables de définir l’espace politique et surtout leur lieu d’expression. C’est donc l’occasion pour nous de rappeler ici que le rôle essentiel des partis politiques est de participer à l’animation de la vie politique. Il est d’ailleurs dit que les partis politiques « concourent à l’expression du suffrage » héritage de l’article 4 de la constitution française copiée et adoptée sans discussion. De cet héritage il est admis par tous que les partis politiques sont les intermédiaires entre le peuple et le pouvoir. Voila pourquoi il est demandé à chaque parti d’élaborer un programme présentant ses propositions qui, s’il remporte les élections, seront reprises dans le projet du gouvernement. Les partis politiques de l’opposition se doivent de proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place et ainsi remplir une fonction « tribunicienne » en traduisant le mécontentement de certains électeurs. Les partis politiques au Cameroun peine à remplir cette fonction c’est certainement ce qui justifie le fort taux d’abstention à la dernière élection présidentielle.

Les partis politiques ont aussi une fonction de direction. Ils ont ainsi pour objectif la conquête et l’exercice du pouvoir afin de mettre en œuvre la politique annoncée. Le Cameroun compte aujourd’hui plus de 300 partis politiques c’est plus que le nombre d’ethnies au Cameroun. Ceci ne traduit donc pas la vitalité de la démocratie camerounaise encore qu’il est difficile de parler de démocratie pour ce qui est de notre pays. Bien au contraire la multitude de partis politiques au Cameroun est signe du désordre dans lequel le régime actuel a plongé l’ensemble de la communauté nationale. Le parti-Etat au pouvoir au Cameroun par ses pratiques empêche au quotidien qu’un travail de sélection des responsables appelés à gouverner soit fait.

Ce parti a une conception archaïque du jeu politique fait de mensonges, de roublardise, voire d’intimidation. Il a enfermé la plupart des autres partis dans cette façon d’être et de dire la scène politique nationale. Voila pourquoi parmi les partis politiques ayant appelé au boycott des cérémonies du défilé du 20 mai, deux ou trois se sont retrouvés à défiler pensant par là avoir posé  un acte politique fort, c'est-à-dire avoir « roulé les amis d’hier ». Beaucoup de médias sont tombés dans le panneau comme nous pouvons le lire dans les parutions du 22 mai. Aucun média ne s’est posé la question de savoir pourquoi les partis politiques défilent devant le chef d’un autre parti bien que Chef de l’Etat ?

Oui la bonne marche d’une démocratie dépend du bon fonctionnement des partis politiques qui eux-mêmes sont à l’écoute du peuple. La construction de l’unité nationale a de beaux jours devant elle dans notre pays et aucune main n’est de trop dans ce travail. Reste maintenant à ce que les uns et les autres en prennent conscience.
www.generationcameroun2011.com

Dr Vincent-Sosthène FOUDA
Président du Mouvement Camerounais pour
La Social-Démocratie (MCPSD
BP 185 Yaoundé
Sos.fouda@gmail.com
www.generationcameroun2011.com


Yaoundé le 20 mai 2012
Monsieur Jean Kuété
Secrétaire Général du
Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais
Palais de Congrès – Yaoundé Cameroun


Objet : Plainte contre Monsieur Messanga Nyamding

Membre du Comité Central du RDPC
Monsieur le Secrétaire Général,

Je viens par la présente correspondance porter à votre connaissance les menaces de mort dont je suis victime par monsieur Messanga Nyamding, enseignant à l’IRIC et membre titulaire du Comité Central du RDPC.

Invité sur un plateau de télévision (Arianne TV) le jeudi 17 mai 2012, Monsieur Messanga a proféré des menaces de mort sur ma personne sur le plateau mais aussi hors antenne en faisant intervenir deux autres personnes qui sont membres de sa garde.

Au regard des missions qui sont les nôtres dans la vie politique dans notre pays, je voudrais attirer votre attention sur cette escalade de la violence sur la scène politique nationale. Nous pensons qu’il est de votre devoir, parce que vous êtes un des partis les mieux implantés dans notre pays, d’éviter d’entraîner notre pays dans un cycle de violence qui aurait été provoqué par vos responsables.

En même temps que je vous adresse cette correspondance, je fais une note au Préfet du Mfoundi et au Délégué Général à la Sûreté Nationale avec pour but campé d’attirer leur attention sur ce comportement qui n’a plus rien de citoyen. Le Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie que je préside depuis cinq ans pense que les partis politiques sont un cadre de travail assidu pour l’enracinement de la culture démocratique dans notre pays, qu’ils sont une école de sensibilisation, d’information et de formation à l’exercice du pouvoir d’Etat. Ils sont un lieu d’éducation au débat démocratique et politique, une réelle école de la tolérance, du respect du droit à la différence, à la bonne gouvernance et au respect du bien public. Ce code d’éthique nôtre a été violé à plusieurs reprises dans notre pays entrainant tragiquement par exemple l’assassinat de Monsieur Grégoire Diboulè il y a seulement quelques années et c’était un 26 mai.

Monsieur le Secrétaire Général, je reste persuadé que notre mission est beaucoup plus noble, que le peuple attend plus de nous que nous ne croyons. Voilà qui justifie ma démarche car être adversaire politique ne veut pas dire être des ennemis et la violence est à proscrire dans le jeu politique de notre pays qui a plus besoin d’unité.

Dans l’espoir que ma démarche aide à construire un sentiment de paix dans notre pays et dans les relations entre hommes et femmes politiques, je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de ma considération distinguée./.

 

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