28/05/2012 01:41:09
Après Sarkozy... François Hollande maintient la pression sur Biya
L’occasion de la célébration du quarantenaire de l’Etat unitaire du Cameroun a permis au nouveau président français d’indiquer à Paul Biya ce que l’Hexagone attend de lui du point de vue politique.
Le Messager
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Biya et Sarkozy

L’occasion de la célébration du quarantenaire de l’Etat unitaire du Cameroun a permis au nouveau président français d’indiquer à Paul Biya ce que l’Hexagone attend de lui du point de vue politique.

De nombreux analystes politiques, spécialistes des rapports franco-camerounais attendaient le premier signe du président français élu le 6 mai 2012 après la lettre de félicitation que lui expédiait son homologue camerounais, Paul Biya. Si l’occasion du 20 mai était jugée idéale pour marquer ce premier signe attendu à Etoudi, on a frôlé la crise de nerf. Car François Hollande aura attendu 5 jours après la fête nationale du 20 mai pour écrire finalement comme le veut la tradition au chef de l’Etat camerounais. 

Passées les formules de politesse du genre « la fête nationale de la République du Cameroun m’offre l’occasion de vous adresser mes chaleureuses félicitations », le nouveau chef de l’exécutif français dit à son homologue camerounais qu’il « souhaite de tout cœur qu’un cadre durable et propice au dialogue entre toutes les forces politiques camerounaises puissent se mettre en place dans la perspective des prochaines échéances électorales». Autrement dit, François Hollande considère qu’au pays de Paul Biya, il n’existe pas un cadre durable et propice au dialogue de toutes les forces politiques. Et il souhaite « de tout cœur » que dans la perspective des prochaines élections, que ce cadre se mette en place.

Nicolas Sarkozy, le prédécesseur de François Hollande saisissant déjà l’occasion de « l’élection » du président Biya en octobre 2011, écrivait avec un retard inquiétant à Paul Biya pour le « féliciter ». Dans cette missive, l’ex-chef d’Etat français sommait à la limite, Paul Biya de favoriser la mise en place des institutions prévues par la Constitution du Cameroun en vue d’une organisation d’élections transparentes à l’avenir. Cette sortie avait été saluée en son temps par la presse et la société civile. La lettre de François Hollande à Paul Biya survient alors que le nouveau locataire de l’Elysée disait déjà au cours de sa campagne électorale que : « Nous sommes la France, pas n’importe quel pays au monde! Je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates, une terrible pour les dictateurs! ». Comme on le sait, il a été élu. Maintenant, il envoie les premiers signes.

Rodrigue N. TONGUE

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