29/05/2012 04:56:40
Christine Lagarde, le peuple Grec et les pauvres écoliers Nigériens
Christine Lagarde meurt (avec ses idées) mais ne se rend pas...
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Christine Lagarde

Mme Christine Lagarde Directrice Générale du FMI et ex-ministre de Nicolas Sarkozy, s’est fendue d’une interview, dans The Guardian le 25 mai dernier, qui restera dans les annales. (1)

Son intervention, où l’ignorance des faits le dispute à une arrogance teintée d'un racisme de classe propre aux élites occidentales, a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre et suscité une indignation plus que légitime de la part du peuple Grec.

Ce dernier, méthodiquement mis à genou par les politiques et pseudo-plans de relance initiés par le duo Merkozy, n’a que très peu apprécié les conseils prodigués par la directrice de l’organisme, entre autre responsable avec la Banque Mondiale, des plans de démantèlement et d’asphyxie des Etats dit sous-développés. 

D’aucuns lui auraient conseillé de tourner sept fois sa langue de vipère dans sa bouche avant de délivrer ses enseignements.  En pure perte certainement, tant elle est familière de la déclaration inepte et risible.
Un florilège des sorties publiques de notre chère Christine Lagaffe (nommée ministre par Nicolas Sarkozy «parce qu’elle est totalement bilingue»), achèvera de convaincre les derniers sceptiques de sa propension au verbiage imbécile.

Christine Lagarde meurt (avec ses idées) mais ne se rend pas…

17 août 2007, dans Le Parisien:
« Ce n’est pas un krach [...] Nous assistons aujourd’hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible. »

5 novembre 2007 sur Europe 1:

« La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’elle aura un effet sur l’économie réelle française. »

10 février 2008, au G7 au Japon:

« Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l’Europe. »

15 mai 2008 sur Europe 1 :

« Vous accueillez ce matin un ministre de l’Economie qui se réjouit et qui jubile, pour tout dire. Je suis surtout très contente pour notre pays {en raison de la révision à la hausse de la croissance pour 2007} [...] En revanche, les prévisions européennes des déficits de la France sont outrageusement pessimistes.»

16 septembre 2008, conférence de presse

« [La crise aura] des effets sur l’emploi et sur le chômage [pour l’heure] ni avérés ni chiffrables. »

10 mai 2010 sur Europe 1 :

« Nous avons décidé d’envoyer un signal extrêmement fort aux marchés pour protéger l’euro. Je suis convaincue que le mécanisme va fonctionner. »

25 juin 2010

« La notation de la France est triple A stable, il y a d’autres triples A qui sont moins stables, je regarde de l’autre côté de la Manche par exemple. Elle n’est pas menacée. »

8 juillet 2010, rencontres économiques d’Aix-en-Provence:

«À la question « Est-ce qu’on est ou non sorti de la crise ? », j’ai répondu en anglais au Forum de Saint-Pétersbourg « We are in the middle of the beginning of the end » ; et je pense qu’on en est probablement là.»

9 juillet 2010

« Je suis convaincue que la France va conserver sa note AAA. »

19 décembre 2010, dans De Tijd

« Une restructuration de dette n’est pas à l’ordre du jour au sein de la zone euro »

25 janvier 2011, au Forum de Davos

« L’euro a franchi le cap, et la zone euro a désormais le pire de la crise de la dette derrière elle. »

13 février 2011, dans Der Spiegle

«Vous faites fausse route. Tant que je serai dans ce poste, la France n’abandonnera pas ce statut. [Le triple A] »

13 mai 2011

« Tous les clignotants sont au vert. »

4 juin 2011, dans Télérama

« Protéger les faibles contre les forts, c’est l’essence du libéralisme. » (2)

Nul doute que ses intuitions en tant que ministre de l'Économie de 2007 à 2011 sont à l'origine de la prospérité et de la bonne santé de l’économie et des comptes publics français…

Lagarde, ou l’honneur de l’élite française et mondialiste…

DSK
A la suite d’un obsédé sexuel, grand amateur de parties fines tarifées et de femmes de chambre aux traits négroïdes, la France a soutenu la nomination à la tête de la plus importante institution financière de la planète, d’un autre digne représentant de son élite arrogante et inconséquente en la personne de Christine Lagarde…

Comment qualifier autrement la Directrice Générale actuelle du FMI, rémunérée à hauteur de 551700 dollars par an (comme il se doit nets d’impôts!), affirmant : « Je pense que les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement, en "payant tous leurs impôts »?

Que lui répondre?

Au hasard, qu’elle devrait commencer par s'appliquer à elle-même ses oukases méprisants ? Son rétropédalage n’a abusé personne, car Mme Lagarde est un membre éminent de l'élite indigne, étranglant les peuples de par le monde, se partageant la richesse par eux produite et leur laissant les charges découlant du fonctionnement d'un système inique, avec morgue, mépris et condescendance. Nul ne peut imaginer que ses dires et délires résultent d’une erreur d’appréciation.

Le béotien armé de raison et de l’outil numérique sait pertinemment que les Grecs paient leurs impôts, à l’exclusion du clergé et des armateurs.

Le béotien armé de raison et de l’outil numérique sait pertinemment que le taux annuel grec de recettes fiscales représentait en 2008 40,7% du PIB, pour 42,9% en l’Angleterre, 35,5% en l’Irlande et 49,9% en France. S'il fallait encore le démontrer, il est clairement établi que les Grecs s'acquittent de l'impôt, à l'inverse de Mme Lagarde...

Loin d’être d’une erreur, son positionnement traduit la vision d’une division sociale élitiste, qu'on retrouve en filigrane dans une citation apocryphe prêtée la reine Marie-Antoinette.

Aux parisiens crevant de faim, cherchant le pain comme aujourd’hui les gouvernements occidentaux cherchent la croissance, elle s’était écriée « Ils n’ont pas de pain? Eh bien, qu'ils mangent de la brioche ! ».

Division sociale et racisme élitaire…

Enfants Niger

Cette division sociale, expression d’un racisme social viscéral et d’un cynisme sans fard, s’exprime à travers un autre propos tenu par Mme Lagarde au cours de son interview, lorsqu’elle déclare « [penser] plus aux petits enfants d’un village au Niger qui reçoivent deux heures de cours par jour, qui se partagent une chaise à trois et qui sont heureux d’aller à école. Je pense à eux tout le temps. Parce que je pense qu’ils ont plus besoin d’aide que les gens d’Athènes».

Monter les pauvres les uns contre les autres est une technique vielle comme le monde. Sortir les mièvres violons symphoniques de l’humanitaire occidental en est une autre plus récente, mais non moins caractéristique.

Ce dont ont réellement besoin les enfants nigériens obsédant tant Mme Lagarde, est qu’elle arrête de penser à eux, voire qu’elle milite pour la disparition de l’organisme par elle cornaqué.

Ministre d’un gouvernement qui a porté la guerre sur le sol africain, pour de viles considérations économiques et géopolitiques, elle n’a pas brillé par sa volonté d’imposer une justice sociale au niveau international.

Ministre d’un gouvernement VRP d’Areva, société internationalement connue pour la pollution qu’elle engendre au Niger du fait de l’exploitation locales de mines d’uranium, elle n’a pas brillé par une lutte acharnée pour la renégociation d'accords commerciaux permettant à Areva et à la France de voler impunément les populations autochtones.

Spoliation entraînant incidemment les conditions de scolarisation déplorables la travaillant tant et qui mettent la larme à son œil de crocodile.  Aujourd'hui, Directrice Générale d’une organisation, le FMI, affameuse d’enfants africains, elle ne brille pas non plus par un réformisme audacieux...

Le choix grec, l’impasse nigérienne…
Alexis Tsipras
Son hypocrisie et son sentimentalisme de mauvais aloi n’abusent personne. Ni les Grecs, ni les enfants Nigériens, ni les enfants des autres pays, affamés, déscolarisés, non-soignés ou non-vaccinés du fait des politiques libérales et criminelles imposées aux pays Africains par le FMI, à travers les fameux ajustements structurels.

Qu’elle souhaite incidemment imposer cette misère et cette souffrance aux enfants Grecs (dans des mesures certes moins drastiques), doit faire comprendre au peuple Grec que le garrot, qui l’étrangle graduellement à chaque plan de « sauvetage » imposé hier par Angela Merkel et son compère (l’heureusement débarqué Nicolas Sarkozy), ne se desserrera qu’à la seule condition qu’il impose à la tête de son gouvernement la formation d’Alexis Tsipras, par le biais des élections législatives prévues le 17 juin prochain.

Malheureusement, les enfants Nigériens et Africains ne bénéficient pas de tant de latitude.  Les gouvernants nigériens, à l’image de la majorité des dirigeants du continent noir, au pire incompétents, aux mieux velléitaires, ne sont pas à hauteur de la tâche historique de protection des populations qui leur est dévolue.

Tristes pantins et laquais souriants, ils demeurent les premiers responsables de la misère frappant la jeunesse africaine. Il est à souhaiter que ces derniers, mille fois maudits, soient promptement remplacés par une classe dirigeante responsable, consciente et dévouée…

Ahouansou Séyivé

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Notes

(1)-http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/25/payback-time-lagarde-greeks
(2)- http://www.okeanews.fr/lagarde-chez-the-guardian-la-pression-par-le-mythe-du-fmi/

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