30/05/2012 02:06:19
L'augmentation décidée par Aes-Sonel. Goulot d'étranglement pour les ménages !
C’est dans les journaux et à deux jours du mois de juin que j’ai appris une augmentation des tarifs d’électricité dans notre pays. Les dépenses d’électricité, comme de l’eau, le logement sont appelées les dépenses contraintes, en raison de leur caractère « pré-engagées » chaque mois pour les familles qui en sont soumises dans notre pays en ville comme dans la campagne.
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L’augmentation décidée par Aes-Sonel sans consulter les consommateurs est un goulot d’étranglement pour les ménages !


C’est dans les journaux et à deux jours du mois de juin que j’ai appris une augmentation des tarifs d’électricité dans notre pays. Les dépenses d’électricité, comme de l’eau, le logement sont appelées les dépenses contraintes, en raison de leur caractère « pré-engagées » chaque mois pour les familles qui en sont soumises dans notre pays en ville comme dans la campagne. Lorsque ces dépenses augmentent, les ménages n’ont guère d’autres solutions que de subir cette hausse qui vient rogner leur revenu disponible.

L’autre caractéristique de ces dépenses, partagée avec celles que l’on peut qualifier d’indispensables telles que l’alimentation, le transport, ou la santé, est qu’elles occupent une part bien plus importante dans le budget des ménages modestes que dans les ménages dits aisés.

Si nous prenons le dernier rapport fait par le FNE en matière d’emploi au Cameroun et rendu public le 23 mai dernier, plus de 4 millions de Camerounais ont entre 14 et 18 000 francs le mois, ce qui veut dire qu’une fois que les dépenses contraintes  sont acquittées, il ne reste plus rien pour la santé, les vêtements c’est choquant !
C’est difficile de parler de famille aisée dans notre pays au regard du niveau de vie des uns et des autres, tout cela est choquant. Prenons ce que nous appelons la part du salaire « arbitrale » c’est-à-dire ce qui reste une fois qu’on s’est acquitté des dépenses incontournables et contraintes, si nous prenons le SMIC dans notre pays qui est de 24 000 Fr cfa avec une augmentation du tarif d’électricité de 8% sur le prix actuel, pour un ménage qui dépense 4 à 6 000 fr d’électricité, cette dépense représente entre 20 et 35%, si vous faites le ratio avec les familles qui ont 14 ou 18 000 franc cfa, la part du revenu arbitral est situé à 10% ce qui fait que de nombreuses famille vont se retrouver avec moins de 5 000 pour vivre !

Cette hausse des prix décidée unilatéralement en pleine période d’examen avec ce que cela entraine comme dépenses supplémentaires, en pleine année budgétaire sans espoir d’augmentation des revenus des ménages les plus fragilisés déjà par la vie, entraine inexorablement une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des camerounais, plus encore pour les couches les plus fragilisées déjà par la vie. Voila pourquoi le MCPSD invite le gouvernement camerounais à refuser la haute annoncée. Dans le cas contraire ce serait un casus belli et nous le prendrons pour tel.

Cette action solitaire de Aes-Sonel montre que le gouvernement doit reprendre la main notamment avec EDC car le marché de l’électricité est désorganisé, il faut renforcer l’intérêt du consommateur avec une offre concurrentielle visible. Dans un pays comme le Gabon à deux pas de chez nous, le marché de l’électricité est organisé ce qui permet au consommateur de payer effectivement ce qu’il consomme en rechargeant lui-même son compteur consommateur, cela s’appelle une progressivité des tarifs selon l’usage et la consommation : des tarifs faibles pour les besoins de base, puis une progressivité pour les usages considérés comme un confort ou surplus ; cette mesure à l’analyse a le mérite de responsabiliser la consommation d’électricité.

Vincent-Sosthène FOUDA
www.generationcameroun2011.com

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