04/06/2012 03:38:38
Egypte. Un retour à la révolution ?
L'Egypte est embrasée de nouveau, en proie aux actions de protestation massives. Le prétexte, c’est l'arrêt à l'ex-président du pays Hosni Moubarak  et son collègue – le ministre de l’Intérieur, prononcé samedi. La réclusion à vie a semblé une peine trop douce aux adversaires de l’ancien chef d’Etat, et ils sont sortis dans les places.
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Manifestations Egypte

L'Egypte est embrasée de nouveau, en proie aux actions de protestation massives. Le prétexte, c’est l'arrêt à l'ex-président du pays Hosni Moubarak  et son collègue – le ministre de l’Intérieur, prononcé samedi. La réclusion à vie a semblé une peine trop douce aux adversaires de l’ancien chef d’Etat, et ils sont sortis dans les places. L'action la plus massive avait lieu sur la place Takhrir dans la capitale de l'Egypte.

Les données sur le nombre de manifestants varient. On prétend que  dans la nuit de samedi à dimanche, sur la place Takhrir se sont réunis jusqu'à 20 mille personnes. Encore quelques milliers  y tenaient un meeting dimanche. L’exigence principale des manifestants – c’était la révision de l’arrêt de Hosni Moubarak, l'ex-président renversé l'année passée, qui vient d’être  condamné par la cour à la réclusion à vie. Les manifestants sont avides  de sang, en demandant la peine de mort pour l’ancien leader du pays, en l'accusant d’avoir fusillé des manifestants l'année passée pendant les actions de protestation organisées par l'opposition. Et l'indignation particulière est provoquée par  la justification par la cour de quatre hauts fonctionnaires du Ministère de l'Intérieur de l'Egypte, accusés de la participation aux fusillades des manifestants.

Ce n’est  pas tout simplement un arrêt. Hosni doit répondre pour la mort de mon fils, qui était tué pendant la révolution. Il n'était pas un extrémiste, il était un garçon ordinaire.

Maintenant nous savons pourquoi Moubarak était toujours si tranquille. Il connaît les gens aux postes supérieurs qui l'aideront toujours.

Les meetings ordinaires, comme cela arrive constamment en Egypte, se sont transformés en bagarres. Les partisans et les adversaires de Moubarak se sont battus -  les militants et les adversaires des « Frères - musulmans » et des dizaines d’autres groupes. Le résultat – 1,5 centaines de blessés. Les manifestants ont également attaqué l'état-major électoral d’Ahmed  Chafik qui avait été Premier-ministre du temps de Moubarak, et qui  brigue maintenant la présidence. Au deuxième tour, fixé pour le 16 et 17 juin, il luttera contre le candidat des « Frères-musulmans » Mohammed  Mursi. Ce dernier s'est déjà dépêché de profiter de la nouvelle aggravation de la situation et a déclaré qu'en cas de son élection, il établirait  absolument tous ceux  qui  sont responsables  pour la mort de  presque 850 manifestants paisibles  l'année passée. Mursi n'a pas expliqué si cela signifiait la révision de l'arrêt de Moubarak,

Les actions de protestation avaient lieu aussi à Alexandrie et à Suez. Les révolutionnaires les plus radicaux ont même appelé à tenir des meetings illimités, à arrêter les présidentielles et à créer un certain conseil présidentiel, dans lequel doivent entrer les personnalités publiques et les politiques qui ont recueilli dans le premier tour des élections le plus grand nombre de voix. En outre, ont retenti de nouveau les exigences de  la réorganisation de la police et du système judiciaire ainsi que de la tenue des procès publics sur l’entourage de Hosni Moubarak.

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