05/06/2012 02:18:07
Bachar al-Assad déterminé : pas de dialogue avec les terroristes
C’est un Bachar al-Assad déterminé, intransigeant avec les terroristes et ouvert avec son peuple, qui est apparu dimanche lors d’un discours prononcé devant le nouveau Parlement retransmis à la télévision.
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Bachar El Assad

C’est un Bachar al-Assad déterminé, intransigeant avec les terroristes et ouvert avec son peuple, qui est apparu dimanche lors d’un discours prononcé devant le nouveau Parlement retransmis à la télévision. Le président syrien a rendu hommage à « tous les martyrs, civils ou militaires », en soulignant que leur « sang n’aura pas été versé en vain ».

Ce discours intervient alors que l’Occident et ses allié arabes ont entamé une nouvelle phase de pressions à la faveur du massacre de Houla, le 25 mai. À cet égard, le président Assad a qualifié de « monstres » les auteurs de carnage et a rendu un hommage appuyé à l’armée syrienne. « Ce qui s’est passé à Houla et dans d’autres lieux sont des massacres sauvages, même les monstres ne les auraient pas perpétrés », a dit M. Assad. « Après le massacre odieux de Houla, ils ont accusé l’armée, mais ils se sont rétractés pour accuser les milices pro-régime » a poursuivi M. Assad. « Les criminels planifient de commettre d’autres crimes ». « Je transmets tous mes respects et estime aux soldats héros qui se sont sacrifiés pour la patrie ». Il a dénoncé ceux qui exploitent « des erreurs commises par l’armée pour les amplifier et les montrer comme une politique adoptée par l’État ».

Ces positions fermes surviennent à un moment où les États-Unis, l’Europe et les monarchies du Golfe, qui ont dès le départ tout fait pour torpiller le plan de sortie de crise en six points de Kofi Annan, tentent de trouver une brèche afin de remettre sur les rails leur projet initial qui consiste à renverser le régime où à précipiter la Syrie dans les affres de la guerre civile. Mais les positions de la Russie et de la Chine restent inflexibles, tandis que la Syrie montre des signaux de résistance qui irritent l’alliance occidentale, à cours d’idées.

Le président Assad a réaffirmé que la Syrie faisait face à un « plan de destruction » et à une « guerre menée de l’étranger ».

Il s’est posé en rempart contre le « terrorisme qui augmente », soulignant que le pouvoir avait « essayé tous les moyens politiques » mais ces efforts étaient vains « car nous faisons face à une véritable guerre menée de l’étranger et les moyens de l’affronter sont différents ». Les responsables du « terrorisme ne sont pas intéressés par le dialogue ou les réformes. Ils sont chargés d’une mission et ne s’arrêteront que s’ils accomplissent cette mission ou si nous arrivons à les arrêter », a-t-il dit.

Dans un geste d’ouverture envers les opposants qui ne sont pas impliqués dans les violences ou dans des agendas étrangers, M. Assad a déclaré que la Syrie est ouverte à tous les Syriens quelles que soient leurs opinions. « Mais le terrorisme ne peut faire partie du processus politique et nous devons lutter contre le terrorisme pour guérir la nation. Nous allons continuer à faire face avec vigueur au terrorisme. Il n’y aura pas de compromis dans la lutte contre le terrorisme et ceux qui le soutiennent. La sécurité de la nation est une ligne rouge », a dit le président syrien.

À son arrivée dans le Parlement, M. Assad a été longuement applaudi par les députés réunis en première session depuis les élections du 7 mai. Une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs.

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
Tendances de l’Orient No 86, 4 juin 2012.

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