06/06/2012 02:45:36
Compte rebours. 90 jours pour sauver l'euro
L’Europe n’a que trois mois pour trouver la solution à la crise de l’euro les marchés étant trop las de rester dans le floue, affirme le célèbre financier Georges Soros.
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L’Europe n’a que trois mois pour trouver la solution à la crise de l’euro les marchés étant trop las de rester dans le floue, affirme le célèbre financier Georges Soros.

En effet, l’Europe danse sur un volcan. Une moindre détérioration de la situation dans les pays en difficulté ou une sortie de la Grèce de la zone euro pourraient bien marquer le début de la fin.

Les revers de la politique d’austérité budgétaire attachée à la sortie de la crise en Grèce, ont renforcé les positions de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite qui prône une sortie du pays de la zone euro. Ce n’est cependant pas un problème majeur, est convaincu Sergueï Afontsev de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales.

« Je ne crois pas que le menace émane de l’extrême-droite parce que celle-ci a une partie de l’électorat. Il existe une aile spécifique du secteur gauche, c’est le parti communiste qui, lui, rejoigne les idées de l’extrême-droite. Mais ce ne sont que des partis marginaux ».

Les Grecs sont tout simplement conscients que la sortie du pays de la zone euro ne permettra pas de venir à bout des problèmes. L’opinion d’Evgueny Gavrilenkov, directeur exécutif de Troïka Dialog :

« Le secteur public et tout ce qu’y est lié – gestion publique, éducation, tout ce qui a un rapport avec l’immobilier ou le tourisme – ont gonflé. Quant à l’industrie, sa part dans le PIB grec était de huit pour cent il y a deux ans».

Ce qui est trop peu pour permettre à l’économie de la Grèce de s’en sortir. Une sortie la zone euro ne comporte que des revers : risque de faillite, flambée des prix, troubles sociaux.

C’est la gauche qui présente un danger plus grand, selon Sergueï Afontsev.

« Les autres partis de gauche ne veulent pas quitter la zone euro, ils veulent profiter de tous les avantages de celle-ci sans toutefois payer pour ces avantages. Le programme économique de la SYRIZA ne propose rien de bon. Il n’y a que le constat de ce que nous, on doit rien à personne, que tout le monde nous exploite et qu’ils doivent maintenant payer pour cela. Bien évidemment, dans ces conditions il est difficile de s’attendre à quelque chose de constructif ».

Cette position profite à ceux qui considèrent que la Grèce peut être forcée à sortir de la zone euro. Des hauts fonctionnaires allemands y ont d’ailleurs fait allusion à plusieurs reprises.

Cependant, si la Grèce reste dans la zone euro et se conforme à toutes les exigences de Bruxelles, cela ne garantit point la sortie de la crise.

NB. Le chapeau est de la rédaction de cameroonvoice

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