08/06/2012 03:20:13
Battu sang par les FRCI. Un vieil homme lutte contre la mort Yopougon
Plus d’un an après la fin de la guerre post-électorale, les exactions contre les partisans du président Laurent Gbagbo sont loin de s’estomper. Dans la commune de Yopougon, au quartier Yaosséhi, c’est un vieil homme, entre 65 et 70 ans, du nom de Séri qui a fait les frais de la barbarie des militants du RDR, essentiellement d’origine malinké.
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Plus d’un an après la fin de la guerre post-électorale, les exactions contre les partisans du président Laurent Gbagbo sont loin de s’estomper. Dans la commune de Yopougon, au quartier Yaosséhi, c’est un vieil homme, entre 65 et 70 ans, du nom de Séri qui a fait les frais de la barbarie des militants du RDR, essentiellement d’origine malinké.

L’infortuné qui était le chef de la communauté bété de Yaosséhi jusqu’à l’avènement de la guerre post-crise a été battu à sang, dans la nuit de jeudi, par des riverains du quartier qui l’ont reconnu. De retour à Abidjan après de longs mois d’absence, il s’était rendu dans le quartier dans l’intention de vérifier l’état dans lequel se trouve son habitation occupée par un chef FRCI de Yopougon. Après quoi il pourrait engager des démarches pour regagner son domicile. Mal lui en prit.

Aux cris de «Séri est revenu» ; «Séri est là»; «Séri le tueur», etc., les jeunes malinké du quartier qui l’ont reconnu alertent tout le quartier. Très vite maitrisé, alors qu’il tentait de trouver refuge au domicile de son voisin, un Gouro, il est tabassé copieusement à coup de pierres, de bâton, de poing, etc. Le vieux Séri qui agonisait aura la vie sauve grâce à l’intervention des FRCI qui, alertés, interviennent avec promptitude. Mais son état nécessite des soins. Les FRCI venus à sa rescousse l’embarquent donc et le déposent au Chu de Yopougon où il était encore jusque tard dans la nuit d’hier, faute d’argent pour payer les soins que nécessite son état. Les militants du RDR lui reprochent d’avoir hébergé des «miliciens pro-Gbagbo» auxquels il aurait fourni des armes de guerre en sa possession pendant la crise postélectorale.

Emmanuel Akani

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