11/06/2012 02:06:19
Drame. Une rixe populaire vire au meurtre Douala
Matembombog Paul Félicien, âgé de 17 ans, a rendu l’âme aux premières heures de la matinée de dimanche 10 juin 2012 à l’hôpital Laquintinie, des suites d’une hémorragie consécutive à un coup de poignard qu’il a reçu au niveau des côtes. 
Le Messager
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Matembombog Paul Félicien, âgé de 17 ans, a rendu l’âme aux premières heures de la matinée de dimanche 10 juin 2012 à l’hôpital Laquintinie, des suites d’une hémorragie consécutive à un coup de poignard qu’il a reçu au niveau des côtes. 

Le domicile de Mbog Ndenga Siegfried porte le deuil. Depuis les premières heures du dimanche cauchemardesque du 10 juin 2012, ce chef de famille, son épouse Mbog Rose et une fratrie qui passe désormais de six enfants à cinq, ne savent plus où mettre la tête. Matembombog Paul Félicien, âgé alors de 17 ans a rendu l’âme des suites d’une hémorragie à l’hôpital Laquintinie aux alentours de deux heures du matin.

En effet, l’infortuné a reçu un coup de poignard sur sa côte, un peu au-dessus des reins, samedi 9 juin 2012 au lieu dit Sic Cacao (En face du forage) dans l’arrondissement de Douala Veme. Selon des informations recueillies auprès des riverains, une altercation s’est produite entre des jeunes gens, une quinzaine environ, venus du lieu dit Ndoumbé à un jet de pierre du stade de la Réunification de Bépanda  et leurs homologues de Sic Cacao, avec qui les premiers voulaient en découdre.  Les échauffourées passées, l’un des protagonistes manifestement peu content, décide de se venger en s’en prenant au nommé Matembombog qui aurait essayé de s’interposer et de calmer les esprits d’une bande de gamins en furie.

D’après les mêmes sources, en compagnie de ses amis  Simo, Victor, Bada et Aguinou Shaba, Kévin après un détour dans son quartier reviendra avec un canif aiguisé, poignarder à bout portant Matembombog au lieu dit Forage Sic Cacao, à côté d’un bar où était tenue la victime. «J’ai seulement suivi comment ce garçon est tombé en criant. A l’instant, une mare de sang l’a entouré avant que ses parents qui vivent non loin de là, alertés, arrivent pour l’emmener à l’hôpital » explique Fabrice, tenancier d’un cybercafé non loin du théâtre de l’incident. Après son forfait, Kévin, accompagné de ses amis sus évoqués vont prendre le large. Paul Félicien, qui a perdu connaissance entretemps est transporté d’abord  au centre médical d’arrondissement de Bépanda qui dépend du district de santé de Deido. C’est ici que des infirmières lui administreront les premiers soins, notamment des points de suture avant de recommander à la famille de transférer leur enfant à l’hôpital Laquintinie en urgence. Chose faite illico presto.

Enquête

A Laquintinie, Paul Félicien Matembombog va avaler son acte de naissance sans avoir bénéficié de la transfusion sanguine qui s’imposait de l’avis médical. Ainsi, se referme la porte de la vie d’un mécanicien à qui sa génitrice lui reconnaît un certain nombre de qualité. «Mon fils n’était pas un voyou. Ce n’était pas un bandit. Il ne buvait pas d’alcool.» Confie-t-elle entre deux sanglots. Les premières investigations faites, quelques aînés du quartier sont allés à la recherche du présumé coupable, le nommé Kévin, qu’ils ont happé dans leur maison avant de le conduire au commissariat de sécurité publique du 7eme arrondissement à Bépanda où il est gardé à vue en attendant l’ouverture d’une enquête. Le mystère reste entier au sujet des mobiles réels de la bagarre qui a débouché sur ce meurtre gratuit. Seules les conclusions d’une enquête policière et judiciaire pourront élucider véritablement les circonstances d’un crime qu’on aurait pu éviter.

Alain NJIPOU

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