13/06/2012 18:31:16
Cameroun. Issa Tchiroma échappe à une enquête parlementaire
La commission des résolutions et pétitions de l’Assemblée nationale du Cameroun a rejeté, mercredi, la demande d’ouverture d’une enquête parlementaire introduite par le Front social démocratique (SDF, opposition) contre le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.
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La commission des résolutions et pétitions de l’Assemblée nationale du Cameroun a rejeté, mercredi, la demande d’ouverture d’une enquête parlementaire introduite par le Front social démocratique (SDF, opposition) contre le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

Les députés, membres en majorité du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), ont jugé le dossier ‘’vide’’ et s’étant inspiré d’’’écrits de journaux’’ locaux.

Lundi en fin d’après-midi, pourtant, la commission des présidents du Parlement avait jugé la requête du SDF ‘’recevable’’.

Le président du groupe parlementaire de cette formation, Joseph Mbah Ndam, interrogé par APA, a dénoncé ‘’le complot de la majorité’’ et annoncé d’’’autres voies’’ pour tirer la situation au clair.

Le dossier qui crée ainsi la polémique a trait au crash, le 3 décembre 1995 à Douala, la métropole économique du pays, d’un aéronef de la défunte compagnie nationale CAMAIR qui avait coûté la vie à 71 personnes.

Selon la requête du SDF, M. Tchiroma, alors ministre des Transports au moment des faits, aurait touché des commissions d’un montant de 85 millions de FCFA sur le contrat d’entretien des avions auprès de la Advance Technics Trust (ATT/SAA), une société sud-africaine.

Le SDF fonde sa demande de constitution d’une enquête parlementaire aux récentes révélations de l’ex-ministre en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, aujourd’hui en prison pour présomption de détournement de deniers publics.

La semaine dernière, en effet, le prisonnier avait, dans une lettre au chef de l’Etat Paul Biya, indiqué que Issa Tchiroma fut l’’’un des bénéficiaires’’ de cette corruption ayant entraîné le relâchement sur l’entretien des avions de la CAMAIR par ATT/SAA.

''Je vous avais alors, écrit-il, fait part de mon refus de collaborer avec Monsieur Issa Tchiroma en particulier, par respect pour la mémoire de mes deux amis et des autres victimes du crash du Boeing 737 de la CAMAIR en 1995.’’


FCEB/cat/APA

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