16/06/2012 00:59:29
Traque aux pro-Gbagbo. Le président du Cojep enlevé par Koné Zakaria
Le président par intérim du Cojep, Yavo Martial, et un de ses proches collaborateurs, du nom de Angurand Gnagbro, ont été enlevés par les hommes de Koné Zakaria. Ils ont été conduits manu militari au camp Génie à Adjamé où les FRCI tentent, par des méthodes dignes du pouvoir hitlérien, de leur arracher des aveux.
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Yavo Martial

Après le passage télé d’Hamed Bakayoko, mardi dernier, au cours duquel il a présenté les différentes connexions qui, selon lui, nourrissent un projet de déstabilisation du régime Ouattara, le pouvoir a décidé d’accentuer la traque à tous ceux qui ont flirté avec le régime du président Laurent Gbagbo. En tout cas ceux qui n’ont pas encore ouvertement affiché leur volonté de se plier aux désiderata d’Alassane Ouattara sur le chemin de la
réconciliation selon sa vision.

Le président par intérim du Cojep, Yavo Martial, et un de ses proches collaborateurs, du nom de Angurand Gnagbro, ont été mis aux arrêts depuis mercredi dernier à 11h, après avoir été enlevés par les hommes de Koné Zakaria. Yavo Martial. Ils ont été conduits manu militari au camp Génie à Adjamé où les FRCI tentent, par des méthodes dignes du pouvoir hitlérien, de leur arracher des aveux pouvant conforter les accusations du ministre Hamed Bakayoko contre les proches et partisans du président Gbagbo.

Des proches du premier responsable du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep)- qui sont allés aux nouvelles - indiquent en effet que le remplaçant de Blé Goudé subit les pires formes de torture. Comme l’a annoncé le ministre de l’Intérieur, le régime a passé la vitesse supérieure dans son combat contre les pro- Gbagbo. Et c’est dans les rangs des proches de Blé Goudé, le leader de jeunesse qui donne le tournis à Outtara, que Hamed Bakayoko et ses hommes a décidé de frapper.

Mais jusqu’où iront-ils dans l’escalade de la violence ? Les Ivoiriens et les démocrates du monde entier s’interrogent. Le régime Ouattara affaibli par le départ de Nicolas Sarkozy de l’Elysée et sous les projecteurs des organisations internationales des droits de l’homme, qui dénoncent l’ampleur des violations des droits humains, a préparé les esprits à accepter l’intensification de sa politique de chasse à l’homme. En dehors des personnes anonymes qui font l’objet de dénonciation dans certains quartiers, d’autres connues sont recherchées et mises aux arrêts.

Gilles Naismon

Déclaration du COJEP suite à l'enlèvement de son président par intérim

Le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP) informe l'opinion nationale et internationale que le camarade Yavo Martial, président par intérim du COJEP, a été enlevé le mercredi 13 mai 2012 par les hommes du commandant Koné Zakaria et conduit vers une destination inconnue.

Cet enlèvement est intervenu au moment où le camarade Yavo entreprend une tournée de
visites aux bases du COJEP dans le cadre de son prochain congrès. Arbitrairement détenu au camp génie d'Adjamé, où il vient d’être localisé, par les hommes de Koné Zakaria, le camarade Yavo Martial, selon les informations en notre possession, est soumis à des actes de torture depuis son enlèvement et serait en passe de succomber à ses blessures si rien n'est fait au plus vite.

Le COJEP, par la présente déclaration :

-dénonce ce rapt digne d'un autre âge ;

-exige la libération immédiate et sans condition du camarade Yavo Martial ;

-demande aux autorités de notre pays de prendre toutes les dispositions afin que la
dignité, l'intégrité physique ainsi que les droits du camarade Yavo soient préservés ;
-prend l'opinion nationale et internationale à témoin,

-interpelle les autorités afin que soit mis en liberté le camarade Yavo Martial ;
-demande aux militants,responsables et sympathisants du COJEP de rester sereins et imperturbables.

La lutte continue


 

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