22/06/2012 02:30:15
De la prise de conscience de la marginalisation de l'Afrique...
La marginalisation de l’Afrique n’est pas une fatalité. Cependant, elle nous engage à une révolution intellectuelle nécessaire pour faire naître de réelles volontés sociales et politiques, source d’initiatives économiques et sociales révolutionnaires, au-delà des intérêts et des privilèges particuliers (il n'y a point de véritable action sans volonté).
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En Côte d’Ivoire comme presque partout en Afrique, les industries qui existent sont souvent liées à l’exportation de ressources naturelles qui abondent et pourraient constituer un socle de développement industriel. Souvent, l’Etat est omniprésent, mais parasitaire.

En l’absence de réelle démocratie (régime politique dans lequel la légitimité de la désignation des gouvernants et celle de l’exercice de leurs pouvoirs politiques reposent exclusivement sur la souveraineté du peuple), des clans installent des pouvoirs despotiques et népotiques et confisquent les immenses richesses nécessaires à l’investissement industriel, avec la bénédiction des anciens colonisateurs.

A l’échelle internationale, l’industrie du continent n’existe pas. Elle représente moins de 1% du volume industriel mondial, part qui tend à diminuer ces dernières années. Les maigres performances industrielles contrastées sont avortées par une instabilité sociale et politique chronique.

Mondialisation de l’économie, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Industrie aéronautique, Industrie sidérurgique, Industrie manufacturière, Industrie agro-alimentaire, Industrie des transports, Industrie du BTP, l’espace industriel change, et cela de plus en plus rapidement. L’Afrique se marginalise et est marginalisée en n’arrivant pas à se positionner face à de telles mutations économico-industrielles parce que, sans doute, elle n’a pas fait sa révolution politique et sociale intrinsèque après celle des indépendances.

Comment la Côte d’Ivoire et bien d ‘autres pays africains peuvent-ils exister et faire valoir leurs valeurs et leurs talents face à des logiques internationales puissantes et à des résistances despotiques et népotiques internes? Les enjeux humains sont énormes et vont de la lutte contre la famine et la pauvreté jusqu’à la non-marginalisation de l’africain et des valeurs de la civilisation africaine dans les relations internationales et dans les échanges mondiaux.

La marginalisation de l’Afrique n’est pas une fatalité. Cependant, elle nous engage à une révolution intellectuelle nécessaire pour faire naître de réelles volontés sociales et politiques, source d’initiatives économiques et sociales révolutionnaires, au-delà des intérêts et des privilèges particuliers (il n'y a point de véritable action sans volonté). Il y va de notre intérêt général, de celui de notre pays, de celui de notre continent.
 
Franck Michaël ASSI

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